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El hadj Malick Gackou, coordonnateur de la coalition Manko Taxawou Sénégal.

Ousmane Sonko se réclame le «candidat de l’anti-système». Mais Malick Gakou aussi s’y identifie. Le leader du Grand parti, qui a adhéré hier à la plateforme de sécurisation du vote proposée par Mame Adama Guèye, invite les Sénégalais à choisir un Président soucieux de la défense de leurs intérêts.

Le leader de Pastef a un concurrent. Du moins dans le slogan et les convictions. Un autre candidat déclaré à la Présidentielle, El Hadj Malick Gakou en l’occurrence, entend, comme lui, «combattre le système». «Je suis le vrai candidat de l’anti-système, de l’anti-corruption.», a dit le leader du Grand parti (Gp) qui recevait hier Mame Adama Guèye dans le cadre des concertations avec les candidats de l’opposition pour la mise en place d’une plateforme de sécurisation du vote. «Le Sénégal a connu deux alternances et on a l’impression d’assister à une série de répétitions. Pire, les Sénégalais ne savent pas élire, ils ne savent que sanctionner», constate-t-il. Le leader du Grand parti (Gp) est d’avis que la protection de la République et les intérêts de la Nation passe par l’élection d’un président de la République à même de «prendre en charge les préoccupations des populations» et par «la mise en place des mécanismes et des paradigmes de développement économique et social». «Je crois remplir ce profil. Et je rappelle que je suis le premier à proposer un programme de développement, en l’occurrence le Plan alternatif suxxali senegaal (Pass)», a dit Malick Gakou.
Les deux hommes politiques estiment qu’il y a des indices qui présagent des menaces sur le processus électoral. Ils ont ainsi décidé d’accorder leurs violons en s’investissant dans «une démarche d’anticipation» afin de mener ensemble le combat pour des élections libres et transparentes. «Nous nous sommes engagés avec lui (Mame Adama Guèye) dans une plateforme de défense de la République et des institutions, mais surtout de sécurisation des élections», a déclaré le leader du Gp. Gakou, qui a loué cette initiative du leader de Senegaal bou bess à laquelle il a adhéré, souligne que «toutes les difficultés que connaît l’Afrique aujourd’hui sont dues à des crises post-électorales».
Sur le débat autour du pétrole et du gaz, le candidat déclaré à la Présidentielle de 2019 est convaincu que «la richesse d’un pays n’est pas ses ressources mais plutôt sa stabilité». Et d’avertir : «Le Sénégal est le seul pays, havre de la paix en Afrique. Malheureusement si nous laissons prospérer ce hold-up, ce sera la catastrophe.»
bseck@lequotidien.sn

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