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Les derniers rapports d’audits de l’Armp ont montré les efforts à consentir pour ériger la bonne gouvernance en règle absolue. Si certains s’offusquent contre l’impunité, le ministre de la Justice estime que tous les dossiers soupçonnés de détournements ont été traités par la justice.

A chaque publication de rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’Etat (Ige) et de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le débat sur la suite judiciaire à leur donner fait rage. Les derniers audits de l’Armp sont venus une nouvelle fois afficher les libéralités qui persisteraient dans certains services de l’Administration dans l’observation des règles de bonne gouvernance. Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer l’impunité dont bénéficieraient certains, Me Malick Sall, Garde des sceaux, ministre de la Justice, qui s’est prononcé ce samedi à la Somone lors de la 22ème réunion du Comité ministériel du Giaba sur le volet judiciaire qui doit suivre leur publication, évacue sans ciller ces accusations. Sans ambages, il dit : «Le Sénégal a toujours traité de façon correcte les dossiers pour lesquels il a été saisi.» Sans donner des détails. En tout cas, Me Malick Sall explique que depuis sa nomination à la Chancellerie, il veille à ce que ces dossiers soient traités avec la diligence nécessaire. «Soit la personne qui est visée est responsable et il faut le dire, soit  la personne n’est pas responsable et on doit le dire. Mais les dossiers ne traînent plus au niveau de la justice depuis quelques années sous quelque prétexte que ce soit. Ce sont des instructions fermes qui ont été données par le président de la République afin que les dossiers soient traités de façon diligente et nous sommes en train de le faire», avance de façon catégorique Me Malick Sall. Interpellé sur le dossier du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), le ministre enchaîne : «Je ne veux pas entrer dans telle ou telle autre affaire. Vous aviez entendu la déclaration du procureur de la République s’agissant du Coud. Donc c’est un dossier qui a été déjà traité.»
Il faut savoir que le procureur de la République avait renvoyé le dossier à l’Ofnac, qui avait épinglé Cheikh Oumar Hann. Ce qui avait fortement déplu la présidente de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac), Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, qui avait balayé d’un revers de la main les arguments de Serigne Bassirou Guèye, selon lesquels le principe du contradictoire n’a pas été respecté dans l’enquête de l’Ofnac relative aux détournements supposés au Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) que dirigeait Cheikhou Oumar Hann, actuel ministre de l’Ensei­gnement supérieur.
Aujourd’hui, Me Sall préfère mettre le curseur sur l’efficacité dans la gestion des dossiers, qui a valu, dit-il, au Sénégal d’être élu meilleur élève de la bonne gouvernance. «La bonne gouvernance est saluée à la Commission des Nations unies (des droits de l’Homme). Les résultats du Sénégal lors des élections ont été les meilleurs. Nous avions pris la première place de la bonne gouvernance devant la France, les Etats-Unis et tous les Etats africains avec une moyenne de 188 votants sur 190. Si ce forum a donné cette note c’est parce qu’au Sénégal on pratique la bonne gouvernance», précise le ministre qui invite les médias à mieux vulgariser ces résultats. «Donc la presse doit aider le Sénégal à vulgariser ces résultats. Notre pays est gouverné dans la transparence même si aucun système n’est parfait. Il n’y a aucun rapport dans les tiroirs, tous les dossiers ont été diligentés et je dis tout», insiste Me Malick Sall.

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