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Sous le coup d’une opération de destruction de leurs propriétés par la Dscos au motif, selon eux, de non-conformité du lotissement du site, les propriétaires de maisons et parcelles de Diallopdigue, dans la commune de Malika, interpellent le président de la République sur leur situation.

C’est un futur incertain qui se dessine pour les propriétaires de maisons et parcelles de Diallopdigue communément appelé Dialoba sis dans la commune de Malika. Après avoir en effet acquis des actes de vente et de cession de la part des héritiers légitimes du site et «dûment attestés et approuvés» par la signature et le cachet du maire de Malika, ces propriétaires sont sous le coup d’une opération de destruction de leurs propriétés par la Dscos au motif, selon eux, de non-conformité du lotissement du site. «Héritiers et acquéreurs, tous motivés et convaincus par cet acte administratif octroyé par le premier magistrat de la ville de Malika (…) leur rêve d’un monde futur et meilleur commence à se concrétiser par la poussée de bâtiments en construction voire habités», ont-ils fait savoir dans un communiqué signé du coordonnateur Libasse Diagne, notant dans la lancée que cette lueur d’espoir est en train de s’éteindre avec les agissements en cours sur le site. «C’est devenu un cauchemar constant presque mortel qui nous hante nuit et jour lorsqu’en janvier 2019, la Dscos nous a notifié d’un arrêt de construction pour motif de non-conformité du lotissement du site de Dialoba aux normes de l’urbanisme», ont-ils regretté.
«La Dscos revient encore tel un poignard en plein cœur avec des bulldozers, avec une cargaison d’une centaine de gendarmes armés jusqu’aux dents et ont commencé à raser des bâtiments en finition depuis le rond-point de Tivaouane peulh jusqu’à Malika en passant par Diallopdigue. Plus de cent quarante bâtiments ont été démolis», ont-ils enchaîné, soupçonnant une manœuvre de la Dscos au service de nantis haut perchés. «La Dscos n’est-elle pas en train de déposséder la plèbe au profit de la grande bourgeoisie et de l’aristocratie sénégalaises qui seraient détentrices de baux d’ailleurs fictifs selon M. Gadiaga, le maire de Malika», se sont ainsi interrogés ces propriétaires.
«Le Collectif de Dialoba totalise 2000 parcelles appartenant à 24 familles : 522 propriétaires identifiés, dont plus de 80 émigrés, 98 bâtiments, 7 démolis par Dscos», a fait comprendre le collectif, faisant savoir que plusieurs autres collectifs de propriétaires du site sont dans le combat. «Le regroupement des collectifs des propriétaires de champs et de terrains de la cité Chérif Abdoulaye Thiaw de Malika prolongement Vdn 3 et les collectifs concernés Dialoba ‘’Diallopdigue’’, famille Maï­mou­na Ba, cité Chérif Abdou­la­ye Thiaw réclament ce qui leur revient de droit», ont-ils ainsi plaidé.
«Les autres collectifs sont propriétaires de 1145 parcelles appartenant à 63 familles : 205 propriétaires identifiés, 140 bâtiments démolis par la Dscos», a précisé le document faisant état d’un total de 3145 parcelles menacées de démolition. Ils ont ainsi interpellé le Président Macky Sall sur ce qu’ils considèrent comme un «acharnement des prédateurs fonciers».

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