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«L’ensemble des contrats qui posent problème aujourd’hui, ont été signés par l’ancien régime», considère le Directeur général de Petrosen. Prenant part hier à Guéréo,  à une journée de consultation médicale gratuite, Mamadou Faye a déclaré que ces dernières années, seules les petites et moyennes compagnies pétrolières viennent signer des contrats au Sénégal. «Cependant, ce qui se passe souvent, c’est que quand ces compagnies découvrent du pétrole, elles sont dans l’obligation de vendre, parce qu’elles ne peuvent pas développer. Le gouvernement a donc, fait le choix de faire venir les grandes compagnies pétrolières  qui ont les moyens techniques et financiers pour développer de tels gisements», a précisé le Directeur général de Petrosen.
Face au désordre qui régnait dans ce secteur, Mamadou Faye a souligné qu’ils sont en train de mettre de l’ordre pour que seules les grandes compagnies qui ont les moyens viennent signer les contrats et faire les travaux.
Sur l’arrivée de Total dans l’exploration pétrolière au Sénégal, M. Faye  indique : «Ce qui est évident est que la recherche pétrolière a commencé au Séné­gal depuis longtemps. Et le modèle de Code pétrolier que nous avons est très incitatif et très ouvert. Aussi bien les gens peuvent soumissionner comme ils peuvent demander librement de fermer à l’Etat du Sénégal.  Pour le cas de Total, un protocole a été signé avec l’Etat du Sénégal. Total est la quatrième plus grande compagnie dans le monde. Et pour le moment, pour ce qui est de la recherche pétrolière au Sénégal, le gouvernement a pour objectif de faire venir les plus grandes compagnies, puisqu’elles ont les moyens de développer et de produire, alors que les petites compagnies qui viennent, on le sait très bien, vont finir par spéculer sur la valeur du pétrole qui n’est même pas encore sorti, vendre et partir.» A ce propos, assure-t-il, «le contrat avec Total est un bon contrat surtout dans le partage des profits». Et d’expliquer : «Dans les gisements marginaux, la part de l’Etat dépasse 50 à 55%, donc on est à la limite de la rentabilité du projet. Dans les gisements qui dépassent une rentabilité de 1,5%, où la production journalière tourne autour de 100 mille barils/jour, la part de l’Etat dépasse largement 80%, en plus de la part de l’Etat sur le profit, il faut compter les impôts que les compagnies payent, qui sont de 30% aujourd’hui et les taxes sur les transferts des dividendes. Si vous totalisez l’ensemble de ces recettes de l’Etat, vous êtes nettement au-dessus des 80, 85% pour les gisements prolifiques.»
Par ailleurs invite-t-il les «experts» dans ce domaine à attendre  l’évaluation des ressources qui va déterminer le caractère commercial des gisements. Sinon, dira-t-il, «tout calcul tomberait dans une aberration et ceux qui s’agitent à gauche à droite  de­vraient aller se documenter sur le modèle économique des compagnies pétrolières au lieu de se prononcer sur des choses qu’ils ne maitrisent pas».
abciss@lequotidien.sn

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