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Mamadou Talla a quitté le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle pour diriger celui de l’Edu­ca­tion nationale. M. Talla, qui remplace à ce poste Serigne Mbaye Thiam, a du pain sur la planche. Des syndicalistes interrogés sur ce changement attendent de leur nouveau ministre de tutelle l’application des accords signés avec l’Etat le 30 avril 2018.

Les avis des syndicats d’enseignants sont presque unanimes sur le changement intervenu à la tête du Département de l’Education nationale. Les secrétaires généraux du Saemss, du Cusems et du Sudes soulignent que leur combat porte sur des principes et des valeurs pour la valorisation de la fonction enseignante et non sur des personnes.
Joint par téléphone hier, Abdoulaye Ndoye, Secrétaire général du Cusems, soutient que le président de la République a la prérogative de nommer ses ministres, ce qui est important c’est qu’il «nomme l’homme qu’il faut à la place qu’il faut». Pour lui, au niveau du ministère de l’Education nationale, ils ont besoin d’un homme «ouvert au dialogue, disponible et qui comprend que le droit syndical est inscrit dans la Constitution».
Revenant sur les accords signés le 30 avril 2018 avec les 6 syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation, M. Ndoye attend du nouveau gouvernement, et notamment du ministre Mamadou Talla, leur application. A l’en croire, presqu’un an après la signature de ce protocole d’accords beaucoup de ces points ne sont toujours pas matérialisés. Il s’agit, d’après le Secrétaire général du Cusems, de la question de l’alignement, des lenteurs administratives, entre autres. Ainsi pour lui, la priorité c’est le respect strict du protocole d’accords.
Concernant le ministre Mamadou Talla, M. Ndoye souligne son «ouverture d’esprit» qu’il a montrée à la tête du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. D’après le syndicaliste, «s’il manifeste les mêmes dispositions, il n’y aura pas de problèmes».
Abondant dans le même sens, Saourou Sène du Saems soutient que le ministère de l’Education nationale traverse des difficultés depuis des années et il faut instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs du secteur. D’après le Secrétaire général du Saemss, ce n’est pas la concertation qui manque, mais le respect des décisions prises. Pour M. Sène, le secteur de l’éducation a besoin d’un ministre d’écoute, ouvert à la concertation et qui est conscient qu’il y a des acquis sur lesquels on ne peut pas revenir. En attendant «de juger sur pièces» Mamadou Talla qui vient d’être nommé à la tête de ce département, Saourou Sène veut tout de même rester optimiste.
C’est aussi cet optimisme «mesuré» qui anime le Secrétaire général du Sudes. Amadou Diaouné estime que le nouveau ministre de l’Education nationale connaît le secteur de l’éducation en général, puisqu’il a géré pendant des années le Département de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. «Compte tenu de son expérience, et sur le plan humain étant quelqu’un d’ouvert, il a des atouts et des préjugés favorables  pour la bonne conduite de ce secteur», a déclaré M. Diaouné.
dkane@lequotidien.sn

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