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Malgré son amnistie ce lundi par le Président Alassane Ouattara, ce n’est pas la fin des déboires judiciaires pour l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire. Simone Gbagbo fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt international de la Cpi (Cour pénale internationale). Son avocat annonce qu’il va introduire une requête demandant l’annulation de cette procédure contre sa cliente à la rentrée judiciaire de la Cpi d’ici un mois.

Mme Simone Gbagbo est désormais absoute de toute poursuite en Côte d’Ivoire concernant la crise post-électorale de 2010. Mais pour autant, elle fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt international de la Cour pénale internationale (Cpi). Cette procédure est toujours en cours et ce, malgré le refus du Président Ouattara de la livrer à la Cpi. L’avocat de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire ne s’en inquiète pas. Pour lui, la Cpi n’est rien d’autre qu’une justice de substitution quand les juridictions nationales sont défaillantes. A partir du moment où «Mme Simone Gbagbo a été mise en détention en Côte d’Ivoire, fait l’objet d’un jugement, de condamnation et d’une décision d’amnistie, la Cpi doit se déclarer incompétente. Elle peut se déclarer incompétente, elle-même, sinon à sa rentrée judiciaire, l’équipe de la défense de Simone Gbagbo présentera une requête pour mettre fin à cette procédure», avertit Me Rodri­gue.
L’ex-Première dame a été accusée, jugée et reconnue coupable de «crimes de guerre et crimes contre l’humanité» par la Cour d’assises et incarcérée depuis 2011 en Côte d’Ivoire. La Cour suprême avait cassé ladite décision prise en première instance. Mais cela n’a plus d’importance, compte tenu de son amnistie. Simone Gbagbo va recouvrer la liberté et ce n’est plus qu’une question de jours, soutient son avocat.

«Très ravie» de recouvrer la liberté
Par ailleurs, l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Somone Gbagbo, va recouvrer la liberté «d’ici quelques jours», a annoncé son avocat Me Rodrigue Dadjé. Simone Gbagbo a même réagi à cette nouvelle par le biais de son avocat. Elle est «très ravie» de la nouvelle de son amnistie. Me Dadjé s’est également réjoui de cette bonne nouvelle. «Je suis venu personnellement lui annoncer la bonne nouvelle. Elle est ravie, surtout après sept ans de détention», a-t-il ajouté au micro de nos confrères de West africa democracy radio.
Cette nouvelle a été également bien accueillie par les Ivoiriens. «Elle a soulagé les Ivoiriens dans leur ensemble et cela, peu importe le camp où on se situe. Même les proches de Ouattara ont applaudi des deux mains», rapporte le journaliste ivoirien, Abraham Kouassi de L’Obser­vateur Citoyen.
Le Président Alassane Ouattara a accordé, contre toute atteinte, l’amnistie à Mme Gbagbo ainsi qu’à plusieurs autres prisonniers politiques (800 au total). Il a fait cette annonce lors de son adresse à la Nation, à la veille de la célébration de la fête de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire.
Depuis le début des déboires judiciaires de la famille Gbagbo et de ses proches, la Côte d’Ivoire est divisée entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara. Les proches de Gbagbo se sont toujours plaints d’une justice des vainqueurs, surtout à propos du procès en cours de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi) et de celui des prisonniers politiques de la crise post-électorale de 2010 dont Simone Gbagbo.
ndieng@lequotidien.sn

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