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Après la manifestation à l’ex-Place de l’Obélisque, le collectif Noo lank annonce un rassemblement à la Place de l’Indépendance vendredi prochain. Aliou Sané et Cie, qui informent avoir satisfait à toutes les formalités, estiment que la Constitution est «au-dessus d’un arrêté ministériel».

Dopé par sa mobilisation à la Place de la Nation, le collectif Noo lank marche vers la Place de l’Indépendance. Aliou Sané et ses camarades ont décidé d’y organiser un rassemblement vendredi prochain pour, entre autres, «dénoncer la hausse du prix de l’électricité» et «exiger la libération des otages qui sont en prion : Fallou Galass Seck, Souleymane Diokou, Malik Biaye, Diao Diallo, Guy Marius Sagna, Ousmane Sarr, Dr Babacar Diop». Ce deuxième plan d’action est également une suite logique du bras de fer engagé par les activistes qui veulent contraindre le pouvoir en place à répondre à leurs interpellations sur la hausse de l’électricité. «La lutte ne fait que commencer. Elle exige une forte détermination pour arrêter ces agressions contre le pouvoir d’achat des Sénégalais», avertit le porte-parole du jour du collectif, regroupant une quarantaine de mouvements. Cette hausse du prix de l’électricité, rappellent Aliou Sané et Cie, intervient après d’autres mesures comme «le resserrement du contrôle douanier ayant abouti à l’augmentation des produits importés, des prix à la pompe, de l’essence et du gasoil, des denrées de première nécessité…».

L’obstacle «Ousmane Ngom»
Noo lank entend donc mobiliser à la Place de l’Indépendance à quelques encablures du Palais présidentiel, là où Guy Marius Sagna et Cie ont été arrêtés. Une décision qui pourrait échouer à cause de l’obstacle que constitue «l’arrêt Ousmane Ngom», interdisant toute manifestation au centre-ville. Mais leurs manifestants, eux, y croient. «Noo lank a satisfait à toutes les formalités relatives à une lettre d’information pour une manifestation pacifique le vendredi 20 décembre à partir de 15 heures. Il s’agit d’un rassemblement citoyen à la Place de l’Indépendance. C’est la Constitution du Sénégal qui confère aux citoyens ce droit de manifester pacifiquement. Elle est au-dessus de tout décret ministériel qui pourrait empêcher à des citoyens de tenir une manifestation, surtout pour une cause aussi valable que tous les Sénégalais portent jusque dans leur foyer», argumente le coordonnateur de Y’en a marre.
Noo lank souligne par ailleurs que le refus de la direction de la Senelec de toute idée d’un audit de la boîte est «une preuve éloquente du manque de transparence d’une société nationale de son envergure». Autant de faits qui, selon les activistes, sont «plus importants que les divagations du porte-parole du gouvernement (Seydou Guèye) dont les habitudes vaporeuses et enfumées sont plus proches de l’ivresse réelle que de la vérité».

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