PARTAGER

Le préfet de Dakar a interdit leur sit-in devant le ministère de la Gouvernance locale, alors que les jeunes de l’Apr avaient manifesté il y a quelques jours devant les grilles du Palais. Sous ce rapport, le mouvement Rassure n’est pas convaincu par l’argument de l’arrêté Ousmane Ngom brandi par l’autorité administrative.

Le Rassemblement pour la solidarité et l’unité de la République (Rassure) se réjouit de la libération de Bamba Fall et Cie qui ont été «pris en otage pendant plus de trois mois». Dans un communiqué, le secrétaire général de cette structure estime que l’emprisonnement de ces proches du maire de Dakar n’était que «pour satisfaire l’orgueil mal placé de Ousmane Tanor Dieng». Youssouph Mbow réitère, par ailleurs, son appel pour la libération des autres «otages politiques» que sont Khalifa Ababacar Sall, Mbaye Touré, Yatma Diaw, Yaya Bodian, Fatou Traoré et Amadou Moctar Diop. Dans ce sens, il informe que lui et ses camarades ont déposé le 19 avril 2017 une demande de sit-in devant le ministère de la Gouvernance locale pour le mercredi 3 mai 2017, entre 15h et 18h, pour «interpeller publiquement» Abdoulaye Diouf Sarr sur le sort des agents municipaux de la Ville de Dakar qui «ne sont que des victimes collatérales» de cette affaire de la caisse d’avance. «A notre grande surprise, le 25 avril 2017, par l’entremise du commissariat de police de Dieuppeul, le préfet de Dakar, comme de tradition, a décidé d’interdire notre sit-in, sous le prétexte de l’existence d’un arrêté du 20 juillet 2011 du ministre de l’Intérieur, interdisant des rassemblements devant des bâtiments abritant des institutions», se désolent ces pro-Khalifa Sall. S’ils disent avoir «pris acte» de l’argument du préfet, ils s’étonnent que le même arrêté dit Ousmane Ngom n’ait pas été appliqué aux «jeunes de la mouvance présidentielle qui ont manifesté devant les grilles du Palais présidentiel» après la décision du chef de l’Etat de retirer Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo des têtes de liste de Bby à Guédiawaye et Pikine. Rassure constate donc que cette «énième interdiction» de ses manifestations «vient confirmer la règle en vigueur sous le magistère de Macky Sall qui est d’interdire systématiquement les manifestations de l’opposition et de fermer les yeux sur celles de ses partisans». Ils avertissent qu’ils ne se plieront plus à des «prétextes fallacieux tendant à museler des citoyens».
hamath@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here