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Aar li ñu bokk a marché hier pour exiger la libération de Guy Marius Sagna. Mais c’était aussi l’occasion pour cette plateforme, qui n’a pas assez mobilisé, de poursuivre son combat pour que justice soit faite dans l’affaire dite Aliou Sall.

Aar li ñu bokk a repris du service hier. Ce, après quelques semaines de répit presque forcé par une Coupe d’Afrique des Nations qui avait occupé les Sénégalais. Hier, la manifestation de cette plateforme de l’opposition et de mouvements de la société civile avait pour objet de dénoncer et d’exiger la libération d’un des siens, Guy Marius Sagna, placé sous mandat de dépôt pour «fausse alerte au terrorisme». Mais aussi pour réclamer que la lumière soit faite dans l’affaire des contrats pétroliers révélée par la Bbc et qui met en cause le frère du chef de l’Etat. «Libérer Guy Marius ; Aliou Sall sathie leu ; Maky Sall dictateur, Procureur corrompu…». Ce sont là les slogans entonnés par les partisans de Aar li ñu bokk de la Place de la Nation (ex-Obélisque) à la Rts. Il n’y en avait pas que pour le leader de Frapp/France dégage puisque certains réclamaient aussi la libération de Adama Gaye. Même si beaucoup d’entre eux semblent observer plus de réserve pour le cas du journaliste emprisonné pour offense au chef de l’Etat. Cette marche sous haute surveillance policière n’a pas drainé des foules. Les slogans lancés depuis le véhicule sonorisé ont attiré les badauds au fur et à mesure que la procession avançait.
Thierno Bocoum, qui estime que Guy Marius Sagna «n’a absolument rien fait», dénonce une «prise d’otage». Alors que Ousmane Sonko a défendu son ancien directeur de campagne aux Législatives de 2017, chargé de l’organisation de sa campagne de 2019 et membre de ma coalition. «Guy Marius n’a presque pas besoin de soutien parce c’est un baobab, personne ne peut le casser. Mais il était bon qu’on marque le coup, au-delà du soutien à Guy, que ce soit un prétexte pour relancer les manifestions. Le patrimoine autour des ressources naturelles doit être rapatrié et le Peuple doit se mobiliser pour contraindre Macky Sall à cela», a déclaré le leader de Pastef. Thierno Alassane Sall, quant à lui, constate que «c’est la liberté qui est menacée dans ce pays». Avant d’ajouter : «Il faut que les Sénégalais arrêtent de dire qu’on doit croire à l’indépendance de la justice de ce pays. Guy Marius n’a pas été arrêté pour ses déclarations. Ce qu’on a voulu arrêter, c’est la lutte qu’il est en train de mener contre la spoliation de nos biens. Aujourd’hui, c’est son tour, demain ce sera quelqu’un d’autre», avertit le leader de la République des valeurs.

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