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Fatou-Jagne-Senghore.

Les manifestations de la semaine dernière au Mali entraînant la mort de 11 personnes dont 2 mineurs et l’arrestation de plusieurs manifestants, continuent de faire réagir. Cette fois-ci c’est Article 19 qui dénonce «une répression meurtrière».

«Usage excessif de la force», c’est en ces termes que Article 19 a condamné «fermement la répression meurtrière des manifestations des 10 et 11 juillet 2020 au Mali, qui a coûté la vie à 11 manifestants dont 2 mineurs, blessé au moins 140 autres et entraîné l’arrestation de dizaines de personnes».
Dans un communiqué, l’organisation s’est offusquée de la gestion de la crise. «La protestation est un droit. Les gens doivent pouvoir s’exprimer en ligne et dans la rue. Cependant, au lieu de faciliter le droit de manifester, les autorités ont réprimé la population avec une force brutale. Une enquête doit être menée et les responsables présumés traduits en justice.» Lors de ces manifestations, une perturbation d’internet a été notée qui a été attribuée au gouvernement de IBK.
Parmi les manifestants, 2 journalistes ont été attaqués. Une situation alarmante qui a interpellé Article 19. Qui rappelle que «personne ne devrait craindre pour sa vie lorsqu’il descend dans la rue pour manifester ses opinions politiques. Aucun journaliste ne devrait être violenté dans l’exercice de sa profession. La liberté d’expression en ligne et l’accès à l’internet doivent être garantis en tout temps, y compris pendant les manifestations». La directrice régionale de Article 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest   d’ajouter : «Le Mali a la responsabilité de protéger le droit à la vie et de garantir les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’accès à l’information, y compris en ligne. La liberté de réunion et de manifestation est garantie par l’article 5 de la Constitution malienne.  Nous sommes totalement indignés par l’attaque contre l’Ortm. Les journalistes ne devraient jamais être attaqués parce qu’ils font leur travail. Les journalistes et les médias sont des acteurs importants dans la résolution de la crise sociopolitique au Mali.  Ils ont le devoir de rechercher et de diffuser l’information afin que les citoyens soient conscients de la situation», ont dit Fatou Jagne Senghore et ses camarades.
C’est le même son cloche pour la perturbation. Dans le communiqué, Article 19 appelle au respect de la liberté d’expression. Article 19 affirme que les restrictions d’internet sont une autre forme de répression des manifestants. Le gouvernement doit s’abstenir de toute restriction du droit à la libre expression et doit utiliser des moyens pacifiques de dialogue, comme le demandent les représentants de la Cedeao, de l’Ua, de l’Ue et des Nations unies au Mali. L’accès à internet est essentiel pour l’exercice des droits à la liberté d’expression, à l’accès à l’information et à d’autres droits à l’ère du numérique. Couper ou ralentir l’accès à l’internet ne peut jamais être justifié pour quelque raison que ce soit, même pas pour des raisons d’ordre public ou de sécurité nationale.

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