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Le président de la République, Macky Sall, est attendu ce samedi à Mékhé. Il présidera l’ouverture de la première édition du Festival du Cayor.

La capitale économique du Cayor, Ngaye Mékhé, organise du 22 décembre au 1er janvier la première édition du Festival du Cayor. Une grande première dans l’agenda culturel du royaume du Cayor fondé en 1545 et démantelé en 1886 avec la mort de Lat Dior Ngoné Latir Diop. Ce projet est porté par la mairie de Ngaye Mékhé dont l’objectif «est de donner au terroir du Cayor, qui a tant donné au Sénégal en termes de production et de création, une visibilité pour attirer des investissements étrangers», explique Maguette Wade en marge d’une rencontre d’information avec les acteurs. Selon l’édile de Mékhé, l’organisation de ce festival permettra à la commune de «valoriser tout le potentiel culturel, historique, économique du Cayor». Le festival qui s’ouvre aujourd’hui à la place publique de la commune avec l’organisation d’une foire artisanale pour montrer à la communauté nationale et internationale le savoir-faire des Mékhéois sera suivi d’un grand colloque dédié à la mémoire collective, notamment à la préservation du patrimoine historique et culturel du Cayor. «Le Prési­dent français Emmanuel Ma­cron parle de la restitution des biens culturels de l’Afrique à l’Afrique, mais nous, nous disons que les vestiges du royaume du Cayor qui ont été détruits par les colons et notamment les Français ont effacé une bonne partie de la mémoire collective. Et nous pensons que la partie du patrimoine immatériel doit être revisitée. C’est pourquoi nous disons au président de la Ré­publique Macky Sall de réfléchir sur la valeur du patrimoine immatériel du Cayor», souligne le maire.
Entres autres programmes inscrits dans l’agenda du festival, la présentation des différentes facettes de la culture et de l’histoire du royaume du Cayor, des jeux traditionnels, des spectacles, des dégustations de mets traditionnels… Aussi, l’organisation du festival sera-t-elle l’occasion pour le premier magistrat de la ville de Mékhé de montrer ses réalisations en termes d’infrastructures. «Nous procéderons à l’inauguration de l’abattoir El Hadji Birame Tabane, du Centre de gestion des équidés et des travaux de réhabilitation du stade municipal Abdoul Aziz Ndao de Mékhé, avec l’organisation de la Coupe du maire», renseigne Maguette Wade qui souhaite inscrire sa ville dans l’agenda culturel, touristique international et faire de Mékhé une destination touristique. «Mon rêve est que chaque personne qui désire visiter le Sénégal inscrive dans son agenda un passage dans la ville de Mékhé».

L’artisanat, moteur de développement
Au-delà, l’élu est revenu sur les enjeux économiques d’une telle manifestation car, estime le maire de Ngaye Mékhé, «l’artisanat qui a plus de 127 corps de métiers est le secteur qui pourvoit le plus d’emplois au niveau de l’économie nationale». Mieux, poursuit-il, «l’artisanat apporte à peu près 6% au Produit national brut (Pnb) de notre pays. Et c’est fort de cela que le président de la Répu­blique a beaucoup fait pour Mékhé avec la construction d’un centre d’exposition et de commercialisation artisanal. C’est de cela dont nous avons besoin et nous voulons montrer que nous méritons beaucoup plus. Nous demandons à l’Etat d’augmenter ses investissements au niveau de la ville parce que l’artisanat est un secteur porteur et il n’y aura jamais d’émergence s’il n’est pas boosté», dit-il.
nfniang@lequotidien.sn

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