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Des chercheurs mènent depuis jeudi dernier des réflexions pour apporter des solutions aux problématiques des Tpme en Afrique et mettre à la disposition des entreprises des outils de management utiles.

Le congrès international des sciences de gestion Serge days 2018 se tient depuis jeudi dernier à Dakar. Ces rencontres scientifiques qui regroupent plus de 100 participants dont des doctorants, des étudiants et chercheurs de divers horizons est un cadre de cogitation sur les Très petites, petites et moyennes entreprises (Tpme) africaines. Moteur de la croissance économique, elles font l’objet de réflexion de cette sixième édition dont le thème est «Les Très petites, petites et moyennes entreprises en Afrique». «Nous sommes partis du constat que plus de 80% des unités économiques au Sénégal et plus largement en Afrique sont des très petites, petites et moyennes entreprises et que la manière dont les réflexions en management se déroulent tend à ignorer la réalité de ces organisations qui se caractérisent par un entreprenariat individuel avec des ressources financières très limitées, des difficultés spécifiques qui ne sont pas prises en charge par les structures publiques», a expliqué hier Birahim Guèye, président de l’Association sénégalaise des sciences de gestion.
«Les Tpme constituent une réalité incontournable des économies contemporaines. Et sous ce rapport, elles ne doivent en aucun cas être considérées comme la petite entreprise artificielle vouée à la disparition», a dit Mouhamadou Moustapha Guèye, président directeur de l’Institut supérieur de management (Ism). De manière globale, l’apport des Tpme dans le Produit intérieur brut (Pib) reste faible. Pourtant, elles contribuent à elles seules plus de 90% du tissu économique des économies africaines et 97% pour le Sénégal. Ce congrès va permettre de faire le point sur la recherche portant sur les Tpme en Afrique et de formuler des solutions. A sa fin, il est prévu de sortir un ouvrage collectif qui reprendra l’essentiel des contributions des différents auteurs. Cela, pour mieux renseigner sur les Tpme en Afrique. «Elles sont source de création d’emplois et de revenus. Donc, elles méritent de faire l’objet de recherche. C’est grâce à la recherche qu’on innove et qu’on gère les innovations», a soutenu Fatou Diop Sall, présidente du comité d’organisation des Serge days 2018.

ksonko@lequotidien.sn

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