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L’eau se fait par moments rarissime dans certains pavillons de l’université de Dakar. C’est le calvaire au pavillon H à l’ESP comme au campus universitaire.

C’est une scène surréaliste. Des étudiantes l’université Cheikh Anta Diop de Dakar sont réduites à faire la corvée d’eau. Au pavillon H de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, les filles font des va-et-vient à la recherche du liquide précieux surtout en cette période de chaleur. Il faut monter jusqu’au quatrième étage pour trouver le liquide précieux. Sur l’entrée du pavillon, une file de jeunes filles se forme, trimballant des bouteilles, des sceaux pour se procurer de l’eau pour leurs toilettes ou les ablutions. Interrogée, une fille sous couvert de l’anonymat confie : «Nous sommes confrontées au manque d’eau, mais également à un problème d’électricité, car certains branchements ne marchent pas dans nos chambres.» Poursuivant, elle croit savoir que les responsables des pavillons sont informés de cette situation, mais manquent de célérité pour conjuguer leur problème au passé. Car, l’eau ne monte aux toilettes qu’à certaines heures tardives de la soirée. Un autre étudiant rencontré dans le campus universitaire raconte son calvaire. Il dit : «Nous le vivons aussi au pavillon H des hommes. Le même problème est récurrent dans les nouveaux pavillons (U, V et T).» D’ailleurs, on renseigne que les étudiants ne cessent de se plaindre de cette situation. Mais, il semble que leur appel est tombé dans l’oreille d’un sourd, car, depuis le début des codifications, jusqu’à maintenant, les autorités en charge de ces questions font le mort. «Rien n’a changé, ni évolué, le constat est que c’est toujours le même et triste décor. Si les autorités ne pressent pas de régler ce problème, la vérité est que les étudiants pourraient finir par se lasser de cette situation et sortir de leur réserve. Mieux vaut prévenir que guérir», conseille-t-on.
d.dem@lequotidien.sn

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