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Oumar Gueye, maire de Sangalkame.

En visitant le marché aux poissons, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a dit : «Ce que j’ai vu me rassure en termes d’infrastructures de base mais également, j’ai constaté une sous-capacité due à des infrastructures qui ne sont pas en adéquation avec la dimension de l’infrastructure. Ce qu’il faudra faire, c’est d’augmenter la puissance. Il y a actuellement, 10 tonnes par jour, alors que les besoins s’élèvent à environ 30 tonnes par jour. La chaine de froid doit être retraitée et le circuit de distribution avec des camions frigorifiques  doit être revu. Nous allons y tra­vailler  pour rendre beaucoup plus fonctionnel  ce marché aux poissons de Touba.» Il ajoutera : «Dans le Pse, le chef de l’Etat parle de transformation structurelle de notre économie pour qu’on ait une croissance et le secteur de la pêche y figure.  L’infrastructure se porte bien, mais souffre d’un déficit en termes d’installations techniques, de sous-capacités. Touba, la ville sainte, reçoit beaucoup de personnes  de manière permanente qui y habitent à plus forte raison lors du Magal, ce sont des millions de personnes qui se déplacent ici. Le besoin en poisson frais se fait sentir. C’est pour quoi, sur instruction de son excellence Monsieur Macky Sall, président de la République, nous allons entreprendre des travaux pour faire en sorte que ce complexe puisse avoir  une capacité suffisante en termes de conservation, en termes de production de glace, mais également aider les mareyeurs dans le cadre du programme de renouvellement des camions frigorifiques pour qu’ils puissent en disposer  en quantité suffisante mais également faire en sorte que les braves femmes qui s’adonnent au micro mareyage et au mareyage  puissent disposer de financements.» A preuve, souligne-t-il, dans le budget 2018, il est prévu 30 milliards comme fonds de financement rapide destiné aux femmes et aux jeunes. Oumar Guèye a annoncé aussi, l’arrivée d’un de ses conseillers techniques,  le samedi prochain, pour aider les femmes mareyeuses à monter un projet qui s’adapte au milieu et qui pourrait être financé par le fonds coréen de 2, 5 milliards.  Le secteur de la pêche, dira le ministre, est une priorité du chef de l’Etat, qui l’a d’ailleurs inscrit dans le Pse.
Interpellé sur la non-fonctionnalité des complexes frigorifiques en général et celui de Touba en particulier, il dira : «Ils étaient au nombre de 15 complexes implantés sur l’ensemble du territoire national. Je dois avouer que seul celui de Darou Mouthy fonctionne. Le travail n’était pas bien fait. L’entreprise indienne n’avait pas bien fait le travail. J’avais demandé au Cosec d’amener l’eau et l’électricité au niveau de ces complexes qui n’en avaient pas. Je dois aussi avouer que les députés m’avaient interpellé sur la question de ces complexes en commission technique.» Auparavant, Mame Khary Mbacké, responsable du marché aux poissons, s’est félicitée de cette visite technique. Et selon elle, ce marché de Touba est le 2ème marché du Sénégal. C’est le 1er secteur pourvoyeur d’emplois à Touba. Beaucoup de villes viennent s’approvisionner ici à Touba. Le secteur est complexe parce que c’est un produit périssable. A ce titre, dit-elle, «nous souhaiterons une chambre froide et que les femmes qui vivent des difficultés soient appuyées. Nous voulons qu’elles accèdent aux financements. L’autre doléance, c’est terminer les travaux de ce marché aux poissons et de faire en sorte que le poisson ne manque pas durant la période du Magal de Touba».
badiallo@lequotidien.sn

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