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Kolda ville sombre, c’est l’expression qui est sur toutes les lèvres. La ville de la capitale du Fouladou ne voit pas ses lampions s’allumer. Ici, l’obscurité est générale sur toutes les rues de la ville. En cette saison des pluies, avec des points d’eau ça et là, le danger semble permanent. Suffisant pour que le mouvement Kolda va mal descende dans la rue pour crier le ras-le-bol. Autour de ce Sos Kolda, des populations ont battu le macadam sur une longue distance. Tout au long de cette marche, les populations ont listé ce qu’elles appellent les «maux de Kolda». A en croire Marone Seydi, il est «dangereux de sortir la nuit à Kolda à cause de l’absence notoire d’éclairage public». Un constat partagé par certains qui n’ont pas pris part à la manifestation. Pourtant, ils n’étaient pas nombreux à avoir participé la marche. Malgré la «noble cause» comme on le crie partout, le mouvement Kolda va mal n’a pas fait foule. Qu’à cela ne tienne, Marine Seydi et ses quelques partisans se sont fait entendre. Avec foulards et brassards rouges, les marcheurs ont soulevé des pancartes qui  renseignent sur la vie difficile des populations du Fouladou. Il s’agit des canaux à ciel ouvert occasionnés par des travaux sans fin de modernisation de la ville dans le cadre du Promovilles et du Fera. Ainsi Sos Kolda exige la fermeture des ces espaces pour sécuriser la population. Dans les mêmes buts de cette marche citoyenne, les jeunes marcheurs exigent à nouveau la fin des travaux de construction du lycée technique, l’Université et le pont Hiléle. Des lieux où les travaux entamés depuis plusieurs années, ne s’achèvent pas faute d’entrepreneurs ou responsables des travaux. Ce que ces populations qualifient de «mépris de l’Etat» ou de «négligence» face à l’intérêt du Fouladou. Dans ce mémorandum destiné au préfet du département, Marine Seydi et ses camarades revendiquent un assainissement optimal de la ville de Kolda.
ehcoly@lequotidien.sn

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