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Une œuvre de Yayoi Kusama.

Le marché mondial de l’art ne laisse pas beaucoup de place aux femmes. Dans ce classement établi par Artprice, le leader mondial de l’information sur le marché de l’art, l’on note tout de même que la Japonaise, Yayoi Kusama, occupe la première place pour des ventes qui ont dépassé les 102 millions de dollars en 2018.

Si les femmes représentent la moitié de la population mondiale (donc la moitié de l’intelligence, de la sensibilité et de l’inspiration de notre monde), leur importance est bien trop faible encore sur le Marché de l’Art en général. Il a fallu attendre la fin du 19ème siècle pour que des femmes commencent enfin à trouver une place de manière récurrente dans l’Histoire de l’Art. Les résultats de ventes aux enchères attestent toutefois que le Marché continue d’être largement dominé par les hommes, aujourd’hui encore. Thierry Ehrmann, président et fondateur d’Artprice, tient à faire remarquer que «la génération qui s’impose à présent sur le second marché –celle des artistes de moins de 40 ans– prouve heureusement qu’un retournement de situation est tout à fait envisageable et a déjà commencé». Trois femmes font partie du Top 5 des artistes nés après 1978 les plus performants du Marché en 2018. Cette transformation, hautement symbolique, va de pair avec la reconnaissance de grandes signatures féminines qui entrent progressivement dans le Panthéon du Marché de l’Art, grâce à des résultats monumentaux en salles de vente. Parmi les femmes les plus performantes par rapport au produit de ventes aux enchères en 2018, Yayoi Kusama (1929) dont le produit des ventes a atteint plus de 102 millions de dollars. «Comment expliquer que la femme la plus performante du Marché de l’Art –toutes périodes de création confondues– soit une japonaise de 89 ans qui vit depuis 40 ans retranchée dans un hôpital psychiatrique ? Yayoi Kusama est l’un des piliers de l’Art du 20ème siècle grâce à sa pratique artistique convulsive, à la frontière de l’Art Brut. Kusama est pour la quatrième année consécutive l’artiste femme qui génère le chiffre d’affaires le plus important de la planète. 21 lots ont dépassé le million de dollars en salles de vente en 2018 aux quatre coins du monde : 15 à Hong Kong, 3 à New York, 2 à Londres et 1 à Séoul». Ensuite, Joan Mitchell (1926-1992) dont le produit des ventes atteint 83 millions 925 mille 120 dollars. «Le 1er mai 2018, la galerie David Zwirner a annoncé publiquement qu’elle représentait désormais en exclusivité la Fondation Joan Mitchell. Une première exposition solo de l’artiste est prévue à New York en 2019, mais le Marché n’a pas attendu pour réagir à cette annonce. Le 17 mai 2018, Blueberry (1969) a défié tous les pronostics (5 à 7 millions de dollars) chez Christie’s à New York et établi un nouveau prix record à 16,6 millions de dollars pour une œuvre de Joan Mitchell aux enchères.» En troisième et quatrième places de ce classement,  Georgia O’keeffe (1887-1986) et Cecily Brown (1969). «Après une performance remarquable en 2017, l’Anglaise Cecily Brown s’est imposée comme l’une des figures majeures du Marché de l’Art Contemporain en 2018. Suddently Last Sum­mer (1999) établit un important record à 6 millions 776 mille 200 dollars ce 16 mai 2018 chez Sotheby’s New York. Cette toile vendue, pour la première fois chez Gagosian en 2000, avait été acquise en mai 2010 pour 1 million 082 mille 500 dollars chez Sotheby’s New York déjà. La valeur de cette œuvre a ainsi été multipliée par six en seulement huit ans». Pour clôturer ce top 5, Louise Bourgeois (1911-2010) dont les ventes dépassent les 24 millions de dollars.
Avec Artprice

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