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Le collectif Noo lank a décidé de marcher vendredi 28 février prochain. Une manifestation qui passera devant le Camp pénal de Liberté 6 où est détenu Guy Marius Sagna. Par ailleurs, Aliou Sané et Cie comptent saisir le Comité des droits de l’Homme de l’Onu sur le cas de l’activiste.

Les manifestations du collectif Noo lank pour la libération de Guy Marius Sagna se suivent, mais ne se ressemblent pas dans leurs itinéraires. Après la Place de l’Obélisque-Rond-point Rts, les membres du collectif avaient choisi la dernière fois d’entamer leur marche de protestation à partir de l’Université Cheikh Anta Diop pour finir au Rond-point Médina. Pour la marche qui aura lieu le 28 février prochain, les manifestants contre la hausse du prix de l’électricité et la libération de l’activiste ont décidé cette fois-ci de partir de la Foire au Rond-point Liberté 6 en passant par le Rond-point Pentola et le Camp pénal. C’est justement dans ce Camp pénal que Guy Marius Sagna croupit depuis près de trois mois. «Nous sommes chez nous au Sénégal, on n’a pas de sens interdit. Cette fois-ci, nous avons choisi cet itinéraire. Ça fait partie du Sénégal. Ceux qui habitent dans ces parages sont des Sénégalais. On a jugé qu’il était important qu’on aille là-bas pour  faire cette manifestation», a dit Aliou Sané. Mais Antoinette Turpin, quant à elle, donne une autre justification. «Il faut changer d’itinéraire parce que les Sénégalais en ont marre de la Place de l’Obélisque. Et comme Guy Marius Sagna est à la prison du Camp pénal, il va nous entendre», dit-elle. Voilà la sensibilité et les motivations qui plaideront difficilement en faveur de l’autorisation de cette manifestation. Surtout que lors des manifestations précédentes, certains agitaient l’idée de libérer le responsable de Frapp/France dégage de force. En tout cas, le coordonnateur de Y’en a marre et co-coordonnateur de Noo lank a indiqué avoir fait tout ce qu’il fallait en termes de démarche administrative. «Nous avons envoyé la lettre d’information au préfet et certains de nos camarades sont allés au commissariat pour les enquêtes administratives. C’est à l’autorité de prendre les dispositions nécessaires pour encadrer la marche», estime-t-il.

Noo lank va saisir le Comité des droits de l’Homme de l’Onu
Par ailleurs, dans sa déclaration liminaire, le collectif Noo lank a exhorté «le Président Macky Sall, le ministre de la Justice Malick Sall et le Doyen des juges Samba Sall à arrêter leur mépris total et à libérer Guy Marius Sagna». Pour eux, il y a d’autres qui méritent plus d’aller en prison. «Les rapports de la Cour des comptes ont épinglé plusieurs membres de son régime qui ont fait dans la prédation éhontée des ressources publiques et qui ne sont jamais inquiétés», précisent les membres du collectif. Aliou Sané et ses camarades ne comptent pas se limiter aux seules manifestations. Ils comptent internationaliser leur combat. Dans ce sens, des organisations des défense des droits de l’Homme, à l’image d’Amnesty international, la Ligue sénégalaise des droits humains, Article 19, la Raddho et autres, avaient annoncé une éventuelle saisine de la Cour de justice de la Cedeao et de l’Onu. A l’en croire, il y a un des leurs qui va prendre part à la session de l’Onu sur les droits de l’Homme du 24 février prochain pour parler de cette question.

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