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Sur les achats du système des Nations unies en 2016, les entreprises sénégalaises n’ont eu que 0,03% des parts de marchés. Un taux jugé insuffisant par le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui entend y remédier. Un séminaire d’information a été organisé hier à cet effet. L’objectif est de vulgariser les opportunités.

Les entreprises privées sénégalaises ne profitent pas des achats du système des Nations unies. Le constat est du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. En effet, rien qu’en 2016, le système des Nations unies a dépensé 3,2 milliards de dollars. De cette somme, seulement 975 mille dollars, soit près de 500 millions de francs Cfa, ont été touchés par les entreprises privées sénégalaises. Soit 0,03% du budget du système des Nations unies en matière d’acquisition de biens et de services, un chiffre jugé très insuffisant par la diplomatie sénégalaise. Et à en croire Ibrahima Khalil Seck, le secrétaire général du ministère, «c’est le manque de maîtrise, par les entreprises sénégalaises, de la complexité des règles et autres procédures gouvernant les achats au sein du système des Nations unies» qui explique cette situation. Et pour y remédier, un séminaire d’une durée de 2 jours a été organisé par la direction des Partenariats et de la promotion économique et culturelle. L’objectif de ce séminaire qui doit se terminer aujourd’hui est d’informer le secteur privé national des opportunités d’affaires du système des Nations unies (biens, équipements et services) et d’interagir avec celles qui sont désireuses de faire des affaires avec le secrétariat de l’Onu et les organismes du système des Nations unies qui utilisent le portail mondial des fournisseurs comme source d’approvisionnement. Cela, espèrent les organisateurs, va augmenter la présence des entreprises sénégalaises dans ce portail qui est chiffré à 10 actuellement. Ainsi pour y accéder, l’entreprise devra au préalable remplir certaines conditions. C’est l’étape de la préinscription. La maîtrise de l’Anglais, une connaissance du marché, une expertise de l’exportation et une capacité financière sont, entre autres, les critères que doit réunir l’entreprise pour ensuite s’inscrire sur le site www.ungm.org. Après cette étape, l’entreprise devra se livrer à une concurrence pour remporter des marchés. La maîtrise des procédures sera un atout à ne pas minimiser, selon Jennifer Branche de la Division des achats du système des Nations unies.
«C’est pourquoi le pari de cette édition est celui de la mobilisation de plus de sociétés pour non seulement assurer une large diffusion de l’information, mais également renforcer leurs capacités afin de leur permettre de mieux maîtriser les procédures de l’Onu et d’élargir leurs possibilités de gagner des parts de marchés dans les achats en particulier, relatifs aux opérations de maintien de la paix en Afrique sans oublier les opportunités qu’offrent les bureaux des organismes des Nations unies accrédités au Sénégal», a dit Ibrahima Khalil Seck.
mgaye@lequotidien.sn

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