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La sanglante répression du camp de Thiaroye, perpétrée le 1er décembre 1944 par l’Armée française, a été commémorée hier. Me Hervé Ban­banaste, avocat au Barreau de Paris et de plusieurs fils de victimes de ce massacre, va introduire aujourd’hui une requête préalable à une demande de procès pour éclairer cette page douloureuse de l’histoire : «Je travaille avec Madame Armelle Mabon, historienne française, spécialiste de la question. Une requête préalable à une demande de procès en révision sera déposée le 2 décembre prochain devant Monsieur le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Paris», explique l’avocat. Il motive cette décision : «Sur le fondement des dispositions de l’article 626 du Code de procédure pénale français, nous demandons l’ouverture d’une enquête et notamment la localisation des fosses communes et l’exhumation des corps aux fins d’expertise médico-légale. Seule une mobilisation de l’opinion publique semble de nature à entraîner la réouverture de ce dossier. Mes clients souhaitent relancer l’enquête pour qu’enfin la lumière soit faite sur cette page douloureuse de l’histoire coloniale.»
Par ailleurs, l’Association des juristes africains (Aja) demande à la France de tout faire pour aider à une «clarification définitive» au sujet du massacre du camp de Thiaroye par la restitution de tous les documents y relatifs. Ce dimanche, l’Aja a profité de ce jour anniversaire pour appeler la France à aider à faire la lumière sur cette tragédie. «L’Aja demande au gouvernement français de tout mettre en œuvre pour contribuer à la clarification définitive de cette douloureuse page de l’histoire coloniale en restituant l’ensemble des documents relatifs à cette affaire», lit-on dans un communiqué.

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