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A quelques mois de la Présidentielle de 2019, Macky Sall mobilise ses troupes. Le chef de l’Etat, qui a envoyé des émissaires dans les différents départements du pays, veut s’assurer de l’unité de ses hommes puisque les tendances ne manquent pas. C’est dans ce sens qu’il a envoyé Mbagnick Ndiaye porter son message de rassemblement à Matam. Dans sa lettre, il félicite et dope ses militants. «Le défi qui se pose devant nous est l’élection présidentielle de février 2019 qui pointe à l’horizon, et qu’il conviendra de gagner comme nous l’avons toujours fait ensemble depuis 2012», lit-on dans cette missive. Le président de l’Apr appelle aussi ses camarades de Matam à «conjuguer leurs actions et leurs discours en communion et à l’unisson» et reste «convaincu que l’adversaire sera plus féroce au vu des enjeux des prochaines joutes». Et ce, même s’il souligne que son bilan et ses réalisations seront leurs «meilleurs avocats». Les responsables apéristes qui ont pris la parole ont accepté de matérialiser le souhait de Macky Sall de les voir taire leurs querelles pour «s’unir autour de l’essentiel», c’est-à-dire la réélection de leur candidat dès le premier tour.
Cependant, certains d’entre eux ont saisi l’occasion pour poser les doléances des populations du département. Parmi eux, Ismaïla Dembélé d’Ouros­sogui souhaite «la promotion des cadres de Matam, la création d’emplois pour les jeunes et le financement des femmes». Toutes choses qui permettront de «défendre plus facilement le bilan du Président». Souley­mane Barka Ba de Matam, qui s’est joint pour cette fois à la grande majorité, invite les uns et les autres à «refuser une unité de façade». «Il y a des hommes politiques tapis dans l’ombre qui ne font que manœuvrer contre des gens qui travaillent pour Macky Sall et d’autres qui bloquent des audiences avec le chef de l’Etat», dénonce-t-il. A son tour, Diatourou Ndiaye a mandaté Mbagnick Ndiaye auprès du chef de l’Etat pour le désenclavement du Dande Mayo, comme la commune de Nguidjilone. Le directeur de Cabinet du Premier ministre précise que «2018 n’est pas l’année des responsables politiques de Matam, mais celle de Macky Sall».
Les responsables politiques de Matam ont décidé de se donner la main pour offrir à leur leader «un score jamais égalé» pour combler le gap dans d’autres régions où l’opposition a déjà tissé sa toile. Mbagnick Ndiaye, qui se dit «satisfait de la forte mobilisation des militants de l’Apr et la grande unité des responsables», est convaincu qu’«il n’y a plus de tendances à Matam». «La région a toujours été première lors des élections en faveur de Macky Sall, excepté les dernières Législatives du­rant lesquelles Matam a été placée deuxième. Les responsables se sont ainsi engagés à corriger cette erreur», s’est-il ré­joui.
d.dem@lequotidien.sn

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