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Senegalese opposition presidential candidate and former Prime Minister Macky Sall speaks during an interview on March 24, 2012 in Dakar, on the eve of the run-off election. Senegal was called to calm today on the eve of a run-off election in which incumbent Abdoulaye Wade, 85, is looking to extend his 12-year rule in a face-off against the full might of the country's opposition. The elections commission urged the candidates not to declare victory prematurely, while observer missions called for a clean vote in the west African country whose reputation for stability is on the line. AFP PHOTO/ SEYLLOU

A moins d’un an de la Prési­dentielle, le mouvement Goomu yaakaaré Matam rappelle au Président Sall ses promesses. Cette organisation qui se veut «apolitique» était dans les artères de la ville lundi pour dénoncer «avec la dernière énergie» ce qu’ils considèrent comme de «l’indifférence» à l’égard de la région qui, pourtant, a «tout donné au régime en place». Ce mouvement qui se veut aussi une plateforme d’échanges et d’entraide entend se positionner au niveau régional pour «porter la voix des populations». «Nous, populations de Matam, résidentes comme celles de la diaspora regroupées autour de ce mouvement, avons constaté le non-respect des engagements de l’Etat vis-à-vis de notre localité depuis belle lurette», a dit Seydou Abdoul Ba. Il cite, entre autres, «la construction de l’Isep de Matam qui n’a connu aucun début d’exécution des travaux, le bitumage des artères de la ville accompagné d’un assainissement qui devaient commencer au mois de janvier 2018 qui sont jusque-là en veilleuse, en plus du système d’évacuation des eaux usées et la construction de la digue de protection contre les crues».
Dans le domaine de la santé, M. Ba et ses camarades soulignent les maux dont souffre l’hôpital régional de Matam qui a ouvert ses portes depuis 2014. Cette infrastructure de dernière génération est confrontée à un plateau technique très faible avec notamment l’absence des services de spécialités.
Face à ces manquements, les membres de Goomu yaakaare Matam ont décidé de «restaurer leur droit renié et de réhabiliter leur dignité bafouée», parce que, selon eux, «Matam est une ville sénégalaise à part entière qui refuse d’être considérée comme une localité entièrement à part».
d.dem@lequotidien.sn

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