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C’est une situation invraisemblable : Frappé par une pénurie d’eau qui dure au moins un an, Bokissaboudou est oublié par les autorités. Le seul forage qui alimente la localité est en panne, plongeant les populations dans une détresse indicible. Malgré leurs appels à l’aide, la situation ne s’améliore pas, poussant ces villageois à revenir aux années noires des corvées d’eau.
En cette période de Ramadan, avec la forte canicule qui sévit dans le nord, les populations de Bokissaboudou, situé dans la commune de Nabadji Civol, dirigée par Abdoulaye Sally Sall, ministre-conseiller à la Présidence, sont obligées de se rendre deux à trois fois par jour au puits à la recherche du liquide précieux qui se fait de plus en plus rare dans ce village.
Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à cette situation ? Selon les habitants, le puits du forage est épuisé voire même détérioré, selon un habitant qui prête cette thèse de la détérioration du puits au service hydraulique de Matam qui a constaté les dégâts il y a de cela déjà six mois. Ainsi, la solution serait de creuser un nouveau puits pour approvisionner à nouveau les populations éprouvées par la situation. Actuellement, l’eau étant très sollicitée, des bénévoles, originaires de la commune, viennent en assistance aux populations, en envoyant des citernes pour les approvisionner de cette source vitale. A part ces deux bonnes volontés venues à leur chevet, les autres identités remarquables de la zone multiplient les promesses jusque-là non tenues.
Avec cette pénurie d’eau, les hommes comme le bétail sont menacés par la soif, car il faut parcourir des kilomètres pour abreuver les vaches et les petits ruminants.

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