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Il y a eu encore fraude cette année au Bacca­lauréat 2018. A Matam, au centre du lycée de Ndouloumadji, un élève a été pris hier en flagrant délit de triche lors de l’anticipée de philosophie. Il serait d’ailleurs convoqué aujourd’hui avec ses parents à la gendarmerie, a appris Le Quotidien de sources concordantes.

Un cas de tricherie a été signalé au centre du lycée de Ndouloumadji dans la commune de Nabadji Civol (Matam) lors de l’anticipée de philosophie, malgré les fortes mesures prises cette année par l’Office du bac avec l’arrivée du nouveau directeur Sossé Ndiaye, allant même jusqu’à l’interdiction du téléphone portable dans les centres et salles d’examen.
Ce candidat a transgressé la recommandation de l’Office du bac, car il a été pris en train de manipuler son téléphone portable en salle d’examen et en pleine composition. Dénoncé par les surveillants de la salle, le jury aurait constaté un échange avec une personne extérieure, laissant croire à un cas de tricherie. En effet, selon notre source, le candidat aurait photographié le sujet qu’il a envoyé à une autre personne pour solliciter de l’aide sur l’épreuve soumise à sa réflexion.
Cette année, l’Office du bac s’est montré exigeant pour éviter les fraudes récurrentes notées lors de l’examen du Baccalauréat qui sanctionne le premier diplôme universitaire. Ainsi, l’une des dispositions majeures prises par le nouveau directeur concerne l’application stricte de la mesure concernant le téléphone, moyen par lequel des cas de fraude au Bac ont été notés. Il a ainsi été interdit pour tout candidat de posséder par-devers lui un portable. Tout contrevenant devrait être exclu du centre et traduit devant le Conseil de discipline. La détention du téléphone est donc considérée comme une tentative de fraude, avait rappelé le directeur de l’Office du bac mercredi dernier face à la presse. Ce dernier, dans la foulée, avait bien précisé que la mesure concernait également les surveillants de l’examen. Ce qui a fait que dans les centres, même les surveillants ont été dépossédés de leur cellulaire.
Ce cas de triche signalé intervient à une période où 39 personnes mises en cause dans l’affaire des fuites au Bac en 2017, jugées le 22 juin dernier, attendent le verdict de leur procès qui sera prononcé le 12 juillet prochain.
ddem@lequotidien.sn

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