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Les jeunes de Dodel, Fanaye, Thilogne et Dabia, réunis dans  un Collectif pour la défense de leurs communes, ne comptent pas céder leurs terres à des industriels. Après la signature de contrat entre l’Etat et l’entreprise italienne Owac Engeneering company pour un investissement de 700 milliards, ils exigent des explications aux autorités alors que la durée d’exploitation est de 41 ans.

«Tout ce qu’on fait pour moi et sans moi est fait contre moi.» Les jeunes réunis dans le Collectif pour la défense des intérêts du Bosséa en ont fait sienne cette citation pour mener leur combat contre l’expropriation foncière dont ils sont victimes. Estimant qu’ils ne sont pas associés au projet Dev Bosséa de l’entreprise italienne Owac Engeneering company en partenariat avec International business Entreprise (Ibe) sur le territoire  des communes d’Oréfondé, Agnam, Thilogne et Dabia, ils ont dénoncé la démarche solitaire dans l’élaboration de ce projet par les autorités locales en exigeant d’elles des éclaircissements sur la convention.  Selon les membres du Collectif de la défense des intérêts de Bosséa, ce projet d’une valeur de 700 milliards de  francs entre dans le cadre du groupement d’intérêt  communautaire du Bosséa. Mais son élaboration présente au moins «9 incohérences». Selon Aliou Ba, le coordonnateur du collectif Dev Bosséa, «il n’y a pas de projet clairement défini suite à la signature d’une convention  de financement d’un tel montant».  Il trouve aussi que le Gic «ne dispose d’aucun document  de planification à court moyen et long termes». Pour lui, «la référence aux documents des communes respectives ne peut être qu’une simple addition».
Par ailleurs, les membres du collectif, dans leur déclaration, trouvent en outre qu’en signant un contrat d’une durée de 500 mois soit 41 ans et 8 mois, c’est une forme de cession des ressources concernées. Pire, «l’entreprise Owac signataire de ce projet est spécialisée dans la construction des usines de traitement de déchets, de leur recyclage  à des fins de production énergétique», disent-ils. De l’avis des membres du collectif, cette entreprise n’a pas sa raison d’être le Bosséa. Ils pensent que «l’idée de transformation du territoire du Gic en une zone  économique spéciale, laisse entendre qu’il existe des ressources inexploitées qui nécessiteraient le concours de plusieurs entreprises». Autre impair relevé par les contestataires, «c’est l’absence d’étude d’impact  économique, environnemental et social sur un tel projet d’envergure. Ils réclament à ce que «cette fameuse convention soit mise à la disposition de la population, pour qu’elle soit étudiée de façon  approfondie et sérieuse et qu’on respecte les principes de gestion des projets de développement communautaire, gage d’une stabilité sociale». En attendant, ils interpellent le chef de l’Etat, les ministres des Collectivités territoriales, de la Coopération internationale et la Société civile. Dans l’attente de la réaction des autorités, les membres du Collectif pour la défense de Bosséa exigent de la part du Gic, «des réponses sur les étapes de la négociation en vue d’obtenir les financements, sur ses obligations dans le cadre de cette convention et comment ce projet sera mis en œuvre entre autres».

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