PARTAGER

Le ministre des Sports dit avoir raccompagné le Président Alassane Ouattara lors d’une visite de ce dernier au Sénégal sans que cela ne suscite aucun commentaire. Mais il a fallu que le Président Macky Sall, au cours de sa visite à Paris, soit ac­cueilli par Mme Annick Girardin, ministre française de la Fonction publique (15ème dans l’ordre protocolaire du gouvernement français), pour qu’on en fasse «un scandale». «La France a sa manière de faire. Dans son protocole, ce ’est pas  une obligation que le Président vienne le (Ndlr : le chef de l’Etat sénégalais) chercher. J’ai raccompagné le Président Ouattara, mais je ne suis même pas quinzième au niveau des politiques», a déclaré le ministre des Sports hier à son cabinet au cours d’une conférence, après avoir été distingué à Paris à travers la «Calebasse de l’excellence» et avoir reçu une distinction de l’Association nationale  de la presse sportive.
Faisant allusion à la marche de Manko wattu Senegaal à Paris au même moment  que le séjour du chef de l’Etat  en France,  le ministre des Sports  de s’en prendre «à la manière de faire de la politique par l’opposition» qu’il juge «dépassée». «Il faut qu’il y  ait un changement de mentalités. Ce qui est valable du temps de Wade ne l’est plus de nos jours. Il faut éviter d’être dans les invectives, on ne peut assurer l’avenir d’un pays en ayant cette posture», fait-il savoir.
Poursuivant ses diatribes, le ministre des Sports dénonce le manque de respect de l’opposition à l’égard du président de la République qu’elle appelle par son nom sans passer par le titre pour lequel les Sénégalais l’ont porté à la tête du pays, suite à la survenue de la deuxième alternance en 2012.
A propos de la sortie du président de la République Macky Sall au cours de l’Université d’été des jeunesses républicaines à Saly, invitant les responsables politiques de son parti à mouiller le maillot, le maire de Fatick dit n’avoir pas attendu le discours du chef de l’Etat pour s’y mettre. Dans la mesure où il dit avoir investi toujours le terrain pour travailler à sa réélection en 2019. «Nous allons vers des Légis­latives et la Présidentielle, celui qui veut les gagner travaille à l’unité. Pour accompagner le Président, il faut retourner sur le terrain. Quand on a un pouvoir, il faut se battre pour le conserver», a soutenu Matar Ba.
S’il reconnaît que personne ne peut faire l’unanimité autour de soi, le ministre des Sports dit assumer son leadership à Fatick où il a été toujours désigné mandataire de l’Apr depuis l’avènement du Président Macky Sall à la tête du pays.
ambodji@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here