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Le nouvel émissaire de l’Onu pour le Sahara, Horst Koehler, a entamé ce début février à Berlin des pourparlers avec l’Algérie, la Mauritanie, le Sahraoui et le Maroc. Il a d’abord rencontré les Sahraouis, puis le Premier ministre algérien et il doit rencontrer les autres représentants.
C’est dans ce contexte de discussions bilatérales qu’a eu lieu la visite de Abdelkader Taleb Oumar, ancien Premier ministre du Poli­sario et émissaire de son Président Brahim Ghali, en Mauritanie. Il a été reçu jeudi dernier par le Premier ministre mauritanien, au cours d’une visite qui avait tous les attributs d’une visite officielle.
Mais vu du Maroc, cet accueil est considéré comme une volonté d’accroître la tension. La presse marocaine a rappelé tout au long du week-end que Rabat a déjà œuvré pour un rapprochement en nommant un ambassadeur à Nouak­chott. Les autorités marocaines ont également prié les opposants mauritaniens de quitter le pays en octobre dernier.
Si les médias proches du Palais considéraient que les autorités avaient tourné la page des divergences qui ont empoisonné les relations avec la Mauritanie pendant des années, la question de Sahara semble raviver les tensions.
Le responsable sahraoui avait considéré que ces concertations en Mauritanie étaient «naturelles entre deux Etats frères et voisins». Les Sahraouis cherchent à accentuer le rôle futur de l’Union africaine dans la résolution de la crise et s’appuient dans ce but sur la Mauritanie, mais le Maroc se montre réservé face à un tel futur rôle. Il souhaite limiter les efforts de recherche d’une solution pour le Sahara à l’Onu.
rfi.fr

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