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Quoique l’on puisse dire ou faire, Mbagnick Ndiaye campe sur sa position et promet de ne pas distribuer l’aide à la presse en 2017. «Quand la Cour des Comptes donne des directives pour dire que l’aide à la presse telle qu’elle est distribuée n’est pas conforme à la réglementation, moi  je l’applique quitte à ne pas donner l’aide à la presse. Si je ne le fais pas, civilement et pénalement je suis responsable», a fait savoir avant-hier le ministre de la Culture et de la communication, lors du vote du budget de son ministère. Se disant «déterminé» et même catégorique, Mbagnick Ndiaye affirme qu’«aucun organe ne va recevoir l’aide à la presse», s’il ne se conforme pas à la règlementation. Il s’explique : «Aucun organe ne remplit les critères pour obtenir l’aide à la presse et tant que je suis ministre de la Culture aucun organe de presse ne va en bénéficier. Je ne vais pas prendre le risque de transgresser à mon âge des directives, pour faire plaisir à des journalistes». Pour le ministre, on ne peut pas donner l’aide à la presse en enfreignant la réglementation financière de ce pays. «La cour des comptes a fait une quinzaine de recommandations et je vais les appliquer c’est aussi simple que ça»,  a-t-il dit, après qu’il soit interpellé à ce propos lors du vote du budget de son ministère.
Ces explications laissent entendre que pour l’année 20017 il n’y aura pas d’aide à la presse. Parce que, justifie M. Ndiaye, aucun n’organe de presse public ou privé ne remplit les conditions  fixées par la loi pour bénéficier de cette subvention. De plus, la Cour des Comptes a constaté la violation de ces critères et émis des recommandations  que le ministre compte bien respecter. Critères qui, il faut le rappeler, sont entre autres, qu’une entreprise de presse doit compter au moins 5 journalistes diplômés, payer les charges sociales (Ipres, caisse de sécurité sociale, Ipm) et être à jour vis-à-vis des impôts.  Au Sénégal, le premier critère ne pose pas problème, le second et le dernier sont peut-être les maux des entreprises de presse. Ce qui fait qu’ils n’ont pas réussi à l’examen de la Cour des comptes.  C’est donc pour contraindre les entreprises de presse aux respects des lois que certains parlementaires ont même demandé au ministre d’arrêter d’octroyer une aide à la presse aux entreprises de presse si l’on sait  que la presse passe la journée à décrier ce qui ne va pas ou ce qui est mal et en retour elle ne respecte pas ce que la loi dit.

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