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Malgré la suspension de leur mot d’ordre de grève des 8 et 9 août derniers, le combat pour matérialisation de tous les accords signés entre le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) et le gouvernement du Sénégal sera mené jusqu’au bout, avertit Mballo Dia Thiam. Présidant la cérémonie de départ à la retraite du responsable régional du Sutsas Thiès, Ndiogou Sarr Dièye, et de Rachelle Coly, le Secrétaire général national dudit syndicat d’assurer que lui est ses camarades vont batailler ferme pour amener l’Etat à concrétiser tous les ac­cords conclus en 2014.
Dans ce cadre, un mouvement d’humeur est prévu les 22 et 23 août prochains. Ce, pour obtenir de l’Etat du Sénégal, un satisfecit total de ses points de revendications. Le syndicaliste explique qu’au sortir de leur rencontre du lundi dernier avec le ministre de la Fonction publique, le Sutsas a décidé de surseoir à son mouvement d’humeur pour permettre au gouvernement d’étudier les points de revendications qui sont inscrits. Toutefois, fera-t-il savoir, «nous comptons poursuivre notre plan d’actions les 22 et 23 août prochains. Un plan d’actions qui avait comme point : grève les 8 et 9 août, les 22 et 23 et éventuellement une évaluation le 26 août pour déboucher sur autre plan d’actions si ces questions ne sont pas réglées. Nous avons commencé une bataille et la lutte continue si le gouvernement ne trouve pas de solutions définitives à nos principaux points de revendications», dit Mballo Dia Thiam qui renseigne qu’à l’issue de leur rencontre avec Viviane Bam­passy, une enveloppe de 5,2 milliards de F Cfa a été dégagée pour prendre en compte leurs préoccupations. Mais, fera-t-il remarquer : «nous attendons l’Etat également sur d’autres questions liées surtout à la formation et au déploiement du personnel. On ne peut pas cracher sur les 5,2 milliards de F Cfa alors que des agents sont restés sept mois sans salaire», dit-il. Aussi et de poursuivre pour dire : «ce que nous avons obtenu de l’Etat ne peut pas nous empêcher de dérouler notre prochain plan d’actions. C’est une bataille que nous avons entamée et donc, il faut aller jusqu’au bout. Je rappelle que la grève en elle-même n’est pas une finalité. Mais dans une position comme dans une autre, nous sommes obligés d’appliquer ce principe», insiste-t-il. Il finit par saluer l’acte posé par le gouvernement qui, après leur audience avec le ministre de la Fonction pu­blique, Viviane Bampassy, a com­mencé à effectuer les virements.

nfniang@lequotidien.sn

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