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A Mbour, le ministre du Travail a fait un bilan élogieux de sa gestion après seulement six mois d’exercice. Par contre, il reste conscient des défis à relever, notamment dans la résolution des crises sociales surtout que le mouvement enseignant est en ébullition avec la multiplication des préavis de grève.

Le ministère du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions n’a pas perdu du temps pour faire son bilan après six mois d’exercice. Samba Sy explique : «Nous avons fait beaucoup de choses, mais nous ne voulons pas dormir sur nos lauriers. Nous voulons aller de l’avant en termes de dialogue social, de contrôle du travail décent et d’offrir des conditions qui permettraient à notre pays de relancer l’outil de production et d’offrir aux jeunes et femmes sénégalais un travail décent. C’est un chantier jouable.»  Malgré les lauriers tressés à ses agents, il  a souligné que son ministère a rencontré des problèmes en 2017. «Ces soucis seraient liés à l’étendue des objectifs et aux exigences avec les moyens qui étaient disponibles. Mais n’empêche, nous avons pu tenir une conférence sociale importante sur les retraites. Nous avons eu à organiser les élections de représentativité non seulement pour les centrales syndicales, mais pour également les organisations de branche», s’est glorifié le ministre du Travail.
Poursuivant ses propos, il a précisé que son ministère «continuera à œuvrer pour un dialogue social renforcé, un dialogue social de qualité qui  permettrait aux Sénégalais d’avoir suffisamment de quiétude pour continuer à cheminer». D’après Samba Sy, «l’heure est à la synergie et à l’investissement de tous les Sénégalais, car le moment que  traverse le Sénégal est essentiel». Que faire alors pour relever ces défis ? «Il faut qu’il y ait le maximum de synergie, le maximum d’investissement de tous les Sénégalais et cela commande que nous nous parlions tous les jours, que tout ce qui est exigé et qui peut se faire soit fait, que nous n’ayons pas les yeux plus gros que le ventre, car cela nous emmènerait à des prétentions qui seraient hors de portée et qui nous retarderaient», précise M. Sy.
Interpellé sur le climat  social qui  s’annonce très difficile au regard des dépôts de préavis de grève des syndicats d’enseignants, le ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions tempère : «Le climat d’ensemble n’est pas inquiétant. Qu’il y ait des préavis qui soient déposés, c’est tout à fait normal ! Donc le gouvernement est tout à fait disposé à parler aux organisations syndicales.»
abciss@lequotidien.sn

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