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Pour fixer les jeunes pêcheurs dans leur terroir, la Délégation à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj), en collaboration avec la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), a financé pour 160 millions de francs, 30 jeunes pêcheurs revenus de l’émigration clandestine. La cérémonie de remise de ce financement s’est tenue le samedi dernier au quai de pêche de Mbour.

La Der et la Sirn veulent fixer les jeunes candidats à l’émigration clandestine dans leur terroir en leur offrant plus de possibilités de travailler. L’accès au financement qui était une grosse difficulté pour les jeunes est devenu une réalité, et 30 jeunes pêcheurs ont bénéficié d’un financement de 160 millions F Cfa de la Der, en partenariat avec la Sirn. Ces bénéficiaires ont reçu, en plus du financement, cinq pirogues en fibre de verre, des gilets de sauvetage, ainsi que des Gps. Un financement qui va soutenir le renouvellement de la flotte et la bonne gestion des pêches au Sénégal.
Selon le Directeur général de la Sirn, ce financement a été possible grâce à l’accompagnement de la Der et entre dans le cadre de la modernisation du secteur de la pêche et du remplacement des pirogues en bois par des pirogues en fibre de verre. «C’est un projet national qui est très cher au Président Macky Sall. Dans ce cadre, la Der va accompagner la Sirn à hauteur de 2 milliards de francs Cfa pour que les pêcheurs puissent avoir accès à ces pirogues qui vont augmenter leur rentabilité et assurer leur sécurité. Et vraiment, nous magnifions la rapidité avec laquelle la Der gère les dossiers de financement des jeunes, des femmes et son accompagnement de la Sirn», s’est réjoui le Dg Saliou Samb.
Il a rappelé que les prix des pirogues étaient chers mais qu’avec l’appui du ministère des Finances qui a financé à hauteur de 3 millions de francs les pirogues, le prix de l’unité a connu une baisse : «Il est passé de 8 à 6 millions pour les pirogues de 10m et de 7,5 à 5 millions pour les pirogues de 5m. Donc, l’Etat subventionne à hauteur de 2 ou 3 millions comme il le fait avec les moteurs. Mais il y a un prix qu’on ne peut quand même pas dépasser, parce que ce sont des pirogues qui durent 30 ans, qui vont également rentabiliser la pêche. Il y a déjà des demandes sur la table qu’on ne peut même pas encore satisfaire, parce qu’il va falloir qu’on accélère la construction. Ce qui fait que la Sirn a déjà ses partenaires, qui sont venus de Dubaï, de la France et qui vont l’accompagner pour que chaque unité puisse faire 1000 pirogues par an, l’objectif étant de faire 3000 pirogues par an et en 10 ans, d’arriver à clôturer les 30 000 pirogues qui sont en circulation. Si les jeunes veulent être aidés, il faut qu’ils prennent leurs responsabilités.»
A en croire M. Samb, la mise à disposition de ces pirogues constitue  le début d’une solution pérenne. «L’importance économique et sociale de la pêche ainsi que son potentiel de contribution à la croissance économique et sociale du pays, justifient l’attention toute particulière que le président de la République, Macky Sall, accorde à ce secteur qui occupe une place privilégiée dans le plan Sénégal émergent. La pêche doit jouer un rôle central dans la contribution à la sécurité alimentaire, la nutrition et la création de richesses et d’emplois, pour une transformation structurelle de l’économie dans une dynamique de croissance forte et durable», a assuré celui qui est par ailleurs le président du Conseil départemental de Mbour.
En écho à ces propos, le délégué à la Der, Papa Amadou Sarr, en a profité pour lancer un appel à l’endroit de la jeunesse. «Il faudrait qu’ils sachent que leur avenir est ici au Sénégal, que l’espoir est permis, qu’ils auront la possibilité d’être formés, d’être accompagnés, d’être renforcés et d’obtenir les financements qui leur permettront de faire de la pêche dans les règles de l’art, mais aussi d’avoir d’autres activités comme l’agriculture, l’élevage, l’artisanat ou le transport. Et pour cela la Der va mobiliser une enveloppe exceptionnelle de 100 milliards de francs Cfa avec ses partenaires dès janvier 2021, pour venir en aide à ces jeunes à qui nous voulons donner espoir pour un lendemain meilleur. Je dirai même pour un aujourd’hui meilleur au Séné­gal, dans l’ère du Pse». Dans ce sillage, le ministre du Pétrole et des énergies du Sénégal, Aïs­satou Sophie Gla­dima, qui a pris part à la cérémonie, a rappelé aux jeunes «qu’il n’y a pas de sot métier et toutes les structures de l’État sont là pour former, accompagner et financer tous les jeunes désireux de rester ici au Séné­gal».

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