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A Mbour, les flics n’ont pas chômé durant ces deux mois de couvre-feu. Lors de leurs patrouilles, ils ont interpellé 636 personnes et déféré 218 pour violation de l’Etat d’urgence.

Les autorités ne tremblent pas pour contraindre les citoyens à respecter le couvre-feu. Le dispositif de sécurité de la police de Mbour mis en place par le Commissariat central, la police de Saly et celle de Diamaguène a porté ses fruits. Faisant le bilan des deux mois de couvre-feu hier au Commissariat central, le commissaire, Madjibou Lèye, a donné des chiffres édifiants sur la propension des citoyens à vouloir contourner le couvre-feu : 636 individus ont été interpellés  dont 412  pour non-respect du couvre-feu. Parmi eux, 218 ont été déférés au Parquet du Tribunal de Grande instance de Mbour. La police a fait 250 sorties et  utilisé des drones pour mieux faire son travail. «Il y a aussi  328 véhicules que nous avons immobilisé soit pour transport urbain soit pour non-respect de certains arrêtés préfectoraux liés à l’interdiction d’abord de  l’arrêté du ministre des Transports terrestres. Il  y a également, 156 charrettes qui ont été immobilisées  suite à l’arrêté du maire interdisant la circulation de ces voitures hippomobiles  dans le périmètre communal et surtout au niveau du centre-ville,  2728 pièces ont été  saisies, 35 motos immobilisées», détaille le Commissaire central de Mbour. Grâce aux drones, la police a réussi à intercepter les chauffeurs, qui continuent de braver l’interdiction d’assurer le transport interurbain.
Durant ces deux mois de couvre-feu, les policiers ont également saisi de la drogue dans les communes de Saly. Il s’agit de 7 kg de haschich d’une valeur de 18 millions de francs Cfa et de 5,5 kg  de chanvre indien et 184 cornets du même produit. «Lors de ces opérations, la police a utilisé des drones pour faire des tours à Saly et à Mbour», explique le commissaire, qui annonce que «cela a permis de niveler le degré d’application de respect des directives sur le plan réglementaire». Il précise : «On l’a fait au niveau du centre du marché national également, du quai de pêche et on n’a vu que pendant la période de fermeture du marché central, cette décision a été respectée par les populations qui fréquentent ces secteurs. Mais, on a vu les répétitions néfastes et négatives que cela a engendrées chez les populations qui fréquentent le marché central et qui ont tendance à migrer vers des marchés comme marché Ngèlaw et celui de Guinaw rail. On  a vu effectivement une forte population et très dense qui était au niveau de ces sites-là pour permettre au préfet de mieux arrimer sa décision au contexte.»
Il faut savoir que l’érection du commissariat urbain de Saly a permis de modifier la carte sécuritaire. Auparavant, cette commune était une zone de refuge pour les délinquants désormais traqués par les flics.
abciss@lequotidien.sn

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