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Ça discute pour apaiser le climat social. La session pré-rentrée 2017-2018 a été ouverte hier à Saly. Cette rencontre de trois jours, initiée par le Haut conseil du dialogue social, regroupe le gouvernement, les syndicats d’enseignants et les organisations de la société civile agissant dans le secteur de l’éducation et de la formation qui est souvent très agité. Lors de la cérémonie d’ouverture, la présidente du Haut conseil du dialogue social est revenue sur le sens de ces sessions pré-rentrée scolaire : «Nous nous sommes inscrits dans une action de prévention. Nous ne voulons pas attendre que les cris surviennent, car cette année nous avons eu une année scolaire calme et apaisée. Ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une dizaine d’années. C’est dans ce cadre que nous avons appelé les syndicats d’enseignants les plus représentatifs pour échanger, partager et prévenir les risques de conflits. C’est pourquoi les représentants des ministères concernés vont nous présenter le niveau d’exécution des engagements pris par le gouvernement. Et au-delà, ils sont venus avec des propositions que nous allons soumettre aux syndicats.» Mme Innocence Ntab Ndiaye tente de rapprocher les positions des différents acteurs pour les pousser à adopter leur attitude de l’année scolaire écoulée qui a leur a valu d’éviter «la spirale de crises qui érodent le quantum horaire et affectent les performances scolaires».
Cette année, l’innovation de la pré-rentrée est la formation des acteurs à travers des activités de renforcement de capacités qui ne pouvaient pas se tenir du fait de contraintes liées jadis au nombre important d’organisations syndicales appelées à la table de négociations. «Le ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions a permis de remédier à cela avec les élections de représentativité. Donc, cette activité de formation permettra aux différents acteurs d’améliorer l’impact de leurs interventions et de contribuer par ricochet à la consolidation de la stabilité au niveau du secteur», espère Mme Ndiaye. Alors que Abdoulaye Guèye, secrétaire général du ministère du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles, venu présider la cérémonie d‘ouverture, est revenu sur les acquis, tout en admettant «que tout n’est pas parfait, mais que les discussions au cours de cette session permettront de trouver des solutions». Wait and see !
abciss@lequotidien.sn

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