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Pots à poulpe.

Le village de Guéréo, situé dans le département de Mbour, a abrité hier la cérémonie de lancement des pots à poulpe. Selon Ndiaga Cissé du Réseau national des conseils locaux de pêche artisanale, depuis 10 ans, les Clpa du département de Mbour déroulent un programme de gestion durable de l’espèce en immergeant chaque année des pots à ponte de poulpe pour favoriser la reproduction de l’espèce dans son milieu naturel. Une pratique, informe ce dernier, qui n’a pas manqué de porter ses fruits. «4 millions 458 mille 566 tonnes débarquées en 2018 au niveau des différents sites de débarquement de Mbour pour une valeur commerciale de 10 milliards 954 millions 705 mille 500 francs Cfa», renseigne-t-il. Ainsi, pour mieux harmoniser ces opérations d’immersion des pots à poulpe dans le département de Mbour, les Clpa ont sollicité plus d’appuis. C’est pourquoi cette année, 19 mille pots à poulpe ont été confectionnés et immergés au niveau des Clpa de la région de Dakar, du département de Mbour et du Clpa de Palmarin, région de Fatick, pour une valeur de 17 millions de francs Cfa.
Dans ce lot, rappelle Ndiaga Cissé, «6 000 pots sont immergés à Guéréo sur un total de 11 mille qui seront immergés dans le département. Je rappelle que sur les 17 millions dégagés pour acheter ces pots, les Clpa du département de Mbour ont contribué à hauteur de 2,6 millions de francs Cfa».
Les acteurs de la pêche ont profité de cette occasion pour demander à l’Union européenne de faire de cette activité une programmation annuelle et d’appuyer également le Réseau national des Clpa pour qu’il mène des activités de suivi scientifique de ces pots à poulpe.
Mme Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, qui a présidé cette cérémonie de lancement en compagnie de l’adjoint au sous-préfet de Sindia, a souligné l’importance de cette pratique en ce sens que l’utilisation des pots à poulpe dans l’activité des communautés côtières au Sénégal est exemplaire par la richesse créée à chaque étape du cycle.
«Les pots sont fabriqués en terre cuite par les femmes de vos villages. Ils sont disposés sur les fonds marins à proximité de vos côtes pour constituer des récifs de reproduction du poulpe. Les pêcheurs artisanaux pêchent une espèce abondante. Les mareyeurs vendent le poulpe et bénéficient de sa valeur ajoutée sur le marché national ou international. Et en dernier lieu, les consommateurs, dont je fais partie, apprécient ce délicieux poulpe du Sénégal», a rappelé l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal.
Elle a également magnifié les résultats notés dans l’augmentation du poulpe depuis 2006 due à la création des récifs artificiels.

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