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La 8ème Assemblée générale du Haut conseil du dialogue social (Hcds) avec les syndicats d’enseignants a été clôturée ce week-end à Saly. Après deux jours de conclave, la présidente du Hcds a parlé d’atteinte des objectifs tandis que le Secrétaire général du Cusems avoue rester sur sa faim.

Innocence Ntap Ndiaye détaille sa méthodologie de travail pour finir l’année scolaire sans perturbations : «Nous partons, après avoir formulé les axes essentiels de notre rapport annuel pour l’état du dialogue social à remettre au chef de l’Etat et avec le syndicats d’enseignants, nous avons procédé à la revue de tous les points de ce protocole d’accord avec le Gouvernement et nous voyons que les syndicats sont dans les dispositions de concertation et d’échange et ils font des propositions pour que l’année se termine sans crise.» Par conséquent la présidente du Haut conseil du dialogue social, qui a rencontré les syndicats d’enseignants ce week-end à Saly, espère une fin d’année scolaire apaisée. Jusqu’ici, c’est le cas. Mais, les syndicats multiplient les dépôts de préavis de grève pour con­traindre le Gouvernement à respecter  les accords. En écho à cette situation, l’ancienne ministre estime que «la logique ne doit plus être la confrontation mais la prévention et le dialogue». Interpellée sur le nombre de points de désaccord avec les syndicats d’enseignants, Mme Innocence Ntab Ndiaye déclare : «On ne va pas fonctionner par comptabilité, car il y a des points sur lesquels les syndicats d’enseignants n’ont pas la bonne information, il y a des points sur lesquels ils proposent que les services des ministères concernés les reçoivent pour dérouler les fichiers des dossiers traités. Il faut retenir que sur la question du protocole il y a eu des avancées, c’est le niveau d’information qui n’est pas suffisant.»
Revenant sur les chances que cette année scolaire finisse dans le calme, le Secrétaire général du Cusems prévient : «Si nous en sommes à cette situation, c’est parce que les enseignants ont manifesté une très bonne volonté mais le Gouvernement n’a pas honoré ses engagements. Sur la question essentielle, qui tourne autour de l’alignement de l’indemnité de logement, le Gou­vernement nous avait dit ici à Saly l’année dernière qu’avant décembre 2016 qu’il va publier le nouveau système de rémunération des agents de l’Etat, nous sommes au mois de mars 2017, ce document n’est pas disponible alors que c’est un document essentiel parce que nous posons un problème d’équité et de justice et les enseignants sont victimes d’une injustice.» Abdoulaye Ndoye ajoute : «C’est pourquoi nous attendons illico-presto la publication de ce document. Il s’y ajoute que les lenteurs administratives demeurent toujours, car il n’y a pas une maitrise des stocks, en ce qui concerne les intégrations, les mises en solde, les actes d’avancement aujour­d’hui même si un enseignant est promu il reste des années sans voir son acte ; ce qui fait qu’il ne peut pas «compétir» (Sic) et son salaire est bloqué. Il y a également le problème de la formation diplomante des professeurs de diplômes spéciaux. C’est pourquoi nous devons travailler ensemble.»
Par ailleurs, le Secrétaire général du Cusems réclame la démission du ministre du Travail, du dialogue social,  Mansour Sy. «L’année dernière, nous avons participé avec trois syndicats aux Commissions administratives paritaires et aux commissions de discipline et nous avons gagné, nous avons des commissaires qui siègent aux commissions d’avancement mais comment se fait-il qu’en 2017 que le ministre Mansour Sy dise qu’il y a deux syndicats alors que nous avons notre récépissé, c’est pourquoi nous attendons de la Cour suprême que cette affaire soit vidée car nous avons attaqué l’arrêté devant cette cour.»
abciss@lequotidien.sn

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