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Les larmes ont coulé hier, à Nguéniène, dans la maison familiale du défunt secrétaire général du Ps. En attendant l’inhumation prévue mercredi dans sa commune.

Nguéniène. Le nom est devenu populaire grâce à Ousmane Tanor Dieng. A quelques mètres de la paroisse Sainte Bernadette, un silence de cathédrale règne dans la maison mortuaire, celle du secrétaire général du Parti socialiste décédé hier, en France. Parfois aussi des cris stridents de douleur prennent leur place. En attendant l’arrivée de la dépouille mercredi, voisins, amis et proches ne cessent de faire des va-et-vient dans la cour. Certains pour consoler, d’autres pour présenter leurs condoléances et s’informer sur la date de l’inhumation de Ousmane Tanor Dieng. Parmi ces proches, Pape Mas­samba Thiaw, responsable des Jeunesses socialistes de Nguéniène, visiblement sous le choc après cette mauvaise nouvelle. Selon lui, Nguéniène vient de perdre un «digne fils». «C’est un sentiment de tristesse, de douleur profonde que nous éprouvons. Nous avons perdu une personne qui représente tout pour nous. J’ai grandi à ses côtés, il m’a inculqué des valeurs et des principes dont tout homme a besoin dans sa vie. Nous ne pouvons pas louer toutes les qualités de Ousmane Tanor Dieng. Depuis 2014, date à laquelle il a commencé à diriger la mairie, il a fait d’énormes réalisations. Mais Tanor, c’est aussi un maire qui accordait une importance toute particulière à l’aspect social. C’est une perte énorme pour la commune», a-t-il dit, très ému. Trouvé assis dans la cour de la maison, Baye Moussa Ndao pleure un «ami d’enfance» qu’était le secrétaire général du Parti socialiste. «En 1954, nous avons partagé la même classe du CI au Cem 2. C’était la première promotion et il a réussi à l’entrée en sixième en 1959 et a été orienté à Saint-Louis. D’ailleurs, notre amitié est si profonde qu’un de mes fils porte son nom», a-t-il souligné.
La disparition du maire de Nguéniène a également affecté le Conseil municipal qui n’a pas manqué de faire des témoignages à l’endroit du défunt. Ndoffène Ndour, second adjoint de Tanor Dieng, regrette la disparition de cet homme aux «qualités humaines exceptionnelles». «C’est quelqu’un qui n’aimait pas les petits détails. Il ne voulait pas non plus qu’on lui rapporte des propos tenus par d’autres personnes le concernant. C’est quelqu’un qui aimait le travail et surtout le travail bien fait. Un maire d’une générosité légendaire qui a su insuffler à la commune un vent de développement. Il a électrifié la commune et promu l’accès à l’eau dans les maisons. Il a aussi recruté beaucoup de jeunes dans cette commune», a-t-il énuméré.
A Mbour, les responsables politiques, notamment ses camarades de Benno bokk yaakaar, se sont dit «peinés» par le décès de Ousmane Tanor Dieng. «Ous­mane Tanor Dieng était un homme ouvert d’esprit et de cœur, courtois et généreux. C’est une immense perte pour le département de Mbour et pour la Nation tout entière», regrette Cheikh Issa Sall, président du mouvement Amdem. La dé­pouille du président du Haut conseil des collectivités territoriales est attendue mercredi à Nguéniène où il sera inhumé.
abciss@lequotidien.sn 

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