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Le ministre de l’Environnement et du développement durable était hier aux Ciments du Sahel pour s’enquérir du respect des normes environnementales. Sur place, Abdou Karim Sall est revenu sur la gestion des déchets chimiques entreposés au niveau de l’usine Senchim de Thiaroye.

Abdou Karim Sall tient aux questions liées à l’efficacité économique, à la Responsabilité sociétale des entreprises, au respect des normes environnementales. Il dit : «Quand on arrive à concilier le développement économique et social et le respect de l’environnement, nous sommes dans le développement durable.» Aux Cimenteries du Sahel, il a insisté sur les normes environnementales, après sa visite du centre de contrôle de l’usine, de la carrière ainsi que de la mine. «Il y a des normes qui sont reconnues mondialement en ce qui concerne les rejets de poussière pour des usines de la taille des Ciments du Sahel. Il nous a été confirmé que les taux sont largement inférieurs à la norme internationale. Et c’est ce que nous avons pu vérifier au niveau de la salle de monitoring qui supervise, renseigne, alerte et indique les différents indicateurs qui président au bon fonctionnement», a souligné le ministre de l’Environnement et du développement durable. Sur place, il a échangé avec les responsables de l’entreprise sur les questions liées au Fonds de réhabilitation qui devait permettre de réhabiliter après l’utilisation. «Il est clairement défini dans le Code de l’environnement, mais également dans le Code minier. Avec le ministère des Mines et de la géologie, nous avons récemment tenu une réunion pour échanger sur cette question qui est cruciale. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il faut très rapidement signer l’arrêté interministériel permettant de gérer ce fonds dont les montants sont définis à travers le Plan de gestion environnementale (Pge). Lequel plan est évalué lors de l’étude d’impact environnemental. C’est un suivi qu’il faut faire de manière permanente pour s’assurer que tout ce qui a été dit et ce qui a été déterminé dans l’étude d’impact environnemental qui a conduit à la délivrance du quitus soit respecté», détaille M. Sall.
A Kirène, l’ex-Dg de l’Artp n’a pas réussi à occulter la question de la gestion des déchets chimiques entreposés au niveau de Senchim qui met les populations en rogne. Il explique : «Il a été retenu de voir avec les cimentiers qui ont des fours à haute température (1 200 degrés) pour permettre d’incinérer ces produits. Je suis heureux de constater que ce processus est bien enclenché. Les échanges avec les trois cimentiers, et notamment avec les Ciments du Sahel, vont nous permettre de manière irréversible de nous débarrasser de ces déchets toujours entreposés au niveau de l’ex-usine Senchim, mais dans des conditions améliorées», a rappelé M Sall. Il rappelle que deux plans d’action avaient été retenus : «Le premier c’était le reconditionnement des fûts, et le deuxième c’était le confinement. Les fûts ont été reconditionnés et bien entreposés dans un endroit sécurisé. Il ne reste plus qu’à finaliser en rapport avec les cimentiers, la possibilité d’incinérer ces quantités de déchets. Et je suis heureux de constater qu’ils sont en train de poursuivre les échanges qui devraient leur permettre d’arriver à régler ce problème qui nous tient à cœur», s’est réjoui le ministre.

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