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L’Union sociale libérale (Usl) a été lancée, hier. Le parti dirigé par l’avocat, Abdoulaye Tine, veut rompre avec les pratiques en cours dans l’espace politique sénégalais. Il propose une indépendance «véritable» de la justice par la sortie du président de la République et du ministre de la Justice du Conseil supérieur de la magistrature.

A quelques mois des élections législatives, la liste des partis politiques au Sénégal s’élargit. Aux plus de deux cents déjà existants vient s’ajouter l’Union sociale libérale (Usl) qui a obtenu son récépissé du depuis septembre dernier. Ce parti lancé hier par Me Abdoulaye Tine se réclame de l’idéologie sociale libérale et compte apporter la «rupture» au sein de l’espace politique qui est devenu «un champ d’affrontements, d’intrigues, d’attaques interpersonnelles». Dans son discours, le leader de l’Usl a soutenu que ses camarades et lui se sont engagés en politique pour reprendre des «mesures idoines pour corriger quelques errements institutionnels». Avocat au barreau de Paris, Me Tine promet que leur projet qu’ils présenteront va «permettre au Sénégal d’avoir un pouvoir judiciaire véritablement indépendant». Aujour­d’hui, au moment où certains parlent d’«instrumentalisation» de la justice dans certains dossiers, il estime que «la justice ne doit plus être un outil au service du règlement des affaires personnelles dans la sphère publi­que». Pour lui, son indépendance passe inéluctablement par la démission du chef de l’Etat et du ministre de la Justice du Conseil supérieur de la magistrature.
La mise en place de l’Acte 3 de la décentralisation, du Haut conseil des collectivités territoriales (Hctt), qui «n’est qu’une résurrection suivie d’une transmutation du Sénat», a été aussi dénoncée par le parton de l’Usl. Face aux défis tels que la pauvreté, le chômage des jeunes, Ab­doulaye Tine et Cie pensent que l’heure doit être au  «renouvellement du personnel politique». «Nous ambitionnons de faire émerger et de promouvoir une nouvelle génération d’acteurs au sein de l’espace public», a-t-il dit. L’Usl se veut également un «ascenseur», un «aspirateur de talent», un «socle de compétences» à mettre collectivement au service du développement du pays.
msakine@lequotidien.sn

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