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Il avait rythmé le procès de Khalifa Sall lors de l’audience en première instance. Exclu avant d’être autorisé à revenir par le juge Malick Lamotte, Me Ousseynou Fall ira de nouveau au charbon ce matin pour défendre les intérêts de Khalifa Sall lors de l’ouverture du procès devant la Cour d’appel de Dakar. Accroché hier en marge de la conférence de presse des avocats de Karim Wade, la robe noire a livré ses attentes.

«Nous sommes dans un procès dans lequel les carottes sont cuites pour l’Etat du Sénégal dès lors qu’il y a une décision qui s’impose, en l’occurrence l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao. Cette juridiction communautaire a déclaré que toute la procédure à l’encontre de Khalifa Sall est entachée de vices de procédure. Cette Cour a dit qu’il y a eu des violations manifestes des droits de la défense de Khalifa Ababacar Sall. Il s’agit du droit à la présomption d’innocence qui a été piétiné, du droit à l’assistance d’un conseil dès la première interrogation… Par conséquent, il n’y a pas de procès juste et équitable. Cela veut dire que la procédure suivie au niveau du juge d’instruction, des chambres d’accusation et le jugement rendu par le président Lamotte doivent être annulés. La Cour d’appel de Dakar en toute logique devrait libérer immédiatement Khalifa Sall. Sinon, c’est une forfaiture et l’arbitraire va persister. Nous exigeons que la Cour d’appel prononce la libération d’office de Khalifa Sall compte tenu de cet arrêt de la Cour de justice de la Cedeao qui s’impose à tous les Etats qui ont ratifié le traité de la Cedeao. (…) Le ministre de la Justice dit du n’importe quoi. Il est le bras armé de l’Apr et ne représente pas le ministère de la Justice. Ses déclarations ne reposent sur rien. La Cour d’appel n’a qu’à se résigner à la réalité et prononcer la libération du député-maire de Dakar.»
bgdiop@lequotidien.sn

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