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Le président du Comité sénégalais des droits de l’Hhomme n’a pas été tranchant dans l’affaire Guy Marius Sagna et Cie. En marge de la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme hier, Me Pape Sène a rappelé les principes de liberté de marche, mais aussi son encadrement.

L’affaire Guy Marie Sagna et Cie s’est invitée hier à la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme. Le président du Comité sénégalais des droits de l’homme (Csdh) qui dit de pas avoir d’appréciation à faire sur ce sujet, parce s’agissant d’une affaire judicaire, a quand même rappelé les principes. «La liberté de marche est une liberté fondamentale, un droit constitutionnel. Par contre, l’alinéa 2 de l’article 8 dispose de façon très claire que ces libertés doivent s’exercer conformément à la loi», a rappelé Me Pape Sène. Il précise que les textes sur les manifestations publiques disposent que l’ordre public est encadré et contrôlé par l’autorité administrative à condition qu’il n’y ait pas «de risques réels de trouble à l’ordre public et que l’autorité administrative s’assure avoir à sa disposition un nombre assez suffisant de forces de sécurité pour pouvoir contenir ces risques de trouble à l’ordre public». Me Sène pense qu’il faudrait qu’on apprenne aujourd’hui à «concilier aussi bien cette liberté fondamentale qui est là et ce qu’en dit la loi fondamentale». Le président du Csdh estime, en tout état de cause, que l’Etat a «l’obligation de mettre en œuvre cette liberté, mais aussi les citoyens ont le droit d’être regardants sur ce que dit la loi». Et il préfère «laisser la justice poursuivre son cours» dans cette affaire Guy Marius Sagna et d’autres activistes.

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