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En marge de l’Ag de l’Ums ce week-end à Saly, le ministre de la Justice est revenu sur le cas Assane Diouf qui occupe la toile. Il exprime ses réserves : «La liberté d’expression et d’opinion est garantie par la Constitution. L’injure n’est pas une opinion ni une expression d’opinion, mais un délit puni par la loi. En matière de démocratie, vous avez la possibilité d’utiliser tous les mots possibles avec la réflexion pour pouvoir dire qu’on est d’accord ou pas.» Par contre, précise le ministre de la Justice, la démocratie «ne veut pas dire proférer des injures à l’égard de ses concitoyens, à plus forte raison la plus haute institution qu’est le président de la République. On peut montrer son désaccord, mais éviter d’injurier, de faire des photomontages injurieux que personne n’aurait acceptés». Il lance une invite à Assane Diouf : «On peut utiliser toutes les paroles qu’on veut, mais il faut venir les défendre ici au Sénégal. Si quelqu’un a un mot à dire, il devrait venir le dire dans son pays et non à l’étranger. Il y a des termes dans lesquels on doit les défendre et qui sont consignés dans la Constitution. Il s’agit du respect de l’autre et de la tolérance de l’autre qui sont le fondement de la démocratie. Si vous enlevez ces mots, on laisse libre court à l’anarchie et celle-ci n’a construit aucun Etat de droit.»
Par ailleurs, il met en garde ceux qui essaient de diffuser ses vidéos qui «peuvent être poursuivis». Il prévient : «D’ailleurs, de telles poursuites figurent en bonne place dans la nouvelle loi sur la cybercriminalité, mais il n’y a jamais eu une utilisation abusive de cette loi», avance le ministre de la Justice.

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