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Cas de dengue recensés dans le Nord du pays, recommandation de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal à l’endroit de ses ressortissants sur une éventuelle attaque terroriste, l’actualité récente est semée d’alertes qui inquiètent les responsables des Etats de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Pour contrer les conséquences de telles menaces sur la paix et la sécurité de la région, la Cedeao s’est dotée en 2004 d’un outil baptisé Ecowarn (Réseau d’alerte précoce et de réponse de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), géré directement par la Direction d’alerte précoce (Dap) de l’institution sous régionale basée à Abuja au Nigeria. A sa tête, Abdou Lat Guèye, il dirige durant cinq jours à Dakar un atelier sur la revue des indicateurs de conflits qui concerne cinq champs thématiques : «Il s’agit de celle du crime et de la criminalité où nous aborderons les questions de drogue, de trafic humain et de la cybercriminalité. Il y a ensuite le secteur de la sécurité, à savoir les questions de terrorisme, d’extrémisme violent et d’insécurité maritime. Puis, vient la gouvernance et les droits humains avec les élections, l’explosion de la démographie et du chômage. Pour ce qui est du secteur de la santé, nous nous occupons de tout ce qui concerne les épidémies et pandémies, mais aussi les infrastructures sanitaires. Enfin, en dernier position, la Dap s’attache à l’environnement avec les questions relatives au changement climatique, au foncier, à la transhumance et de la sécurité alimentaire.» L’enjeu est aujourd’hui, outre la révision des 66 indicateurs existants, d’«en­ créer de nou­veaux afin de réaliser un meilleur suivi de ces questions», car si à la suite du chapitre IV du protocole de 1999 relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité qui a servi de matrice à l’Ecowarn, le système d’alerte précoce s’est constitué à l’origine de 94 indicateurs, il s’agit encore de réduire la voilure. Pour Abdou Lat Guèye, au regard des nouveaux champs thématiques mis en place, il y a nécessité à «fondre les indicateurs existants et d’en développer de manière plus spécifique à ces thématiques». Cette notion d’indicateur est essentielle, car il constitue le principal outil de travail des moniteurs déployés sur le terrain et qui réalisent des rapports que des analystes basés à Abuja traitent au Centre régional d’observation et de suivi. Par la suite, des rapports détaillés sont réalisés à destination des autorités compétentes, en particulier la Commission de la Cedeao et les chefs d’Etat con­cernés en vue d’une réponse rapide qui dépend de l’efficience de l’alerte précoce.
bdavid@lequotidien.sn

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