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L’Ordre des médecins du Sénégal tient un congrès international les 17 et 18 février prochains à Dakar. Cette initiative, qui vise à renforcer les capacités des médecins généralistes, est un premier pas vers l’institutionnalisation de la formation continue des praticiens.

L’Ordre des médecins du Sénégal organise un congrès international les 17 et 18 février prochains. Cette initiative destinée aux médecins généralistes est le fruit d’une coopération sénégalo-marocaine. Les présidents de l’Ordre des médecins du Sénégal et du Maroc, l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, le Doyen de la Faculté  de médecine de Rabat seront de la rencontre au cours de laquelle 70 blouses blanches marocaines dont 60 médecins et 200 médecins sénégalais toutes spécialités confondues sont attendus sur divers thèmes dont le diabète.
Selon Fallilou Samb, membre de la section B des médecins du privé du Sénégal, il s’agit d’un congrès transversal, qui va intéresser l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales allant de la gastroentérologie à la gynécologie, en passant par la cardiologie, la diabétologie et même la psychiatrie. Cet événement entre dans le cadre de la formation médicale continue. «L’Ordre des médecins du Sénégal s’est rendu compte qu’il  n’y a pas de formation médicale continue. Une fois que le médecin soutient sa thèse, il est laissé à lui-même. L’objectif de ce congrès est de rassembler les médecins généralistes comme spécialistes pour parler des nouveautés qui vont rentrer dans le cadre de la mise à niveau des médecins», explique Dr Samb.
L’autre idée est de permettre des échanges entre les pratiques médicinales au Maroc et au Sénégal mais surtout jeter les bases d’une collaboration solide  entre les deux pays.
La loi obligeant le médecin de mettre à la disposition du patient les connaissances les plus récentes de la science médicale alors que celle-ci évolue très vite, il faudrait, selon le secrétaire général de l’Ordre, Dr Mendy que «le médecin soit au diapason pour remplir les obligations qu’il a envers le patient avec qui il est lié par un contrat de soins».
Le Congrès de Dakar est, pour ses initiateurs, un  premier pas vers l’institutionnalisation de la formation continue obligatoire par le biais de la validation des modules par tous les médecins exerçant au Sénégal comme cela se passe dans d’autres pays. «Ce n’est qu’un prétexte pour démarrer un nouveau système de formation des médecins», a soutenu le secrétaire général de l’Ordre des médecins.

ksonko@lequotidien.sn

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