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En 2014, il lançait le quotidien «Matin Libre». Trois ans plus tard, le projet est devenu l’un des groupes privés les plus dynamiques du pays sur son créneau.

A 34 ans, Chérif Olatoundji Riwanou est l’un des plus jeunes patrons de presse du Bénin. En trois ans, le directeur général de Matin Libre a construit autour du quotidien éponyme un véritable groupe de presse, aujourd’hui parmi les leaders des médias privés du pays.
Titulaire d’un master de gestion obtenu à la Haute école de commerce et de management (Hecm) de Cotonou, il est le prototype du self-made-man, lui qui n’était encore il y a quelques années que stagiaire au sein de la radio cotonoise Océan Fm. Il a ensuite été journaliste à La Gazette du Pa­lais et au quotidien Le Matinal pour lequel il est devenu commercial. C’est là qu’il s’est découvert le sens des affaires et surtout le goût de l’entrepreneuriat.

«Nous nous sommes rapidement imposés…»
«Le Matinal a été créé par des jeunes qui ont voulu s’affranchir de la tutelle de leurs aînés. Comme eux, il y a plus d’une vingtaine d’années, à Matin Libre, nous nous sommes rapidement imposés dans un contexte – et c’est une des différences majeures – où tout le monde nous disait qu’il n’y avait plus de place», raconte celui qui est désormais considéré comme l’un des patrons les plus en vue de la presse béninoise.
Créé en août 2014, Matin Libre est un quotidien d’informations et d’analyses politiques, économiques, culturelles et sportives. «C’est dans la façon de traiter l’information que nous faisons la différence, en proposant un support soigné, avec un style direct et accessible au grand public. L’objec­tif est de toujours contribuer à l’épanouissement de la démocratie et du développement national», explique Chérif Ri­wa­nou.
«Dans le traitement de l’information, surtout politique, Matin Libre s’est imposé en apportant des éléments de controverse, susceptibles d’enrichir le débat public», souligne Modeste Ka­n­ho­nou, commentateur po­liti­que dans divers organes de presse à Cotonou.

Réseaux sociaux
Outre le succès de sa version papier, le quotidien est aussi le plus connecté du pays, avec un site internet adapté aux différents supports numériques et une édition digitale. Chaque jour, matinli­bre.com totalise plus de 1 000 visites uniques pour plus de 2 000 consultations d’articles, et il est également présent sur les réseaux sociaux.
Le groupe qui a aussi créé un mensuel, Matin Libre Maga­zine, n’a pas lésiné sur les moyens pour se démarquer. Alors que la plupart des journaux béninois sont concentrés à Cotonou, Matin Libre a développé une politique de régionalisation, concrétisée par l’installation de deux bureaux à Porto-Novo, la capitale, et à Parakou, dans le Nord, où une seconde imprimerie a vu le jour. Il est ainsi le seul journal béninois présent à la fois dans la métropole du Borgou et dans les capitales, administrative et économique.

«Nous voulons mettre la barre très haut»
Autre particularité du titre, il est aussi le seul organe de presse béninois à sonder régulièrement la population sur les grands sujets de société. «Un investissement lourd», selon Chérif Riwanou, mais qui constitue, avec son classement du Who’s Who, une vraie carte de visite pour le journal, notamment auprès des personnalités politiques et économiques du pays. «Nous voulons mettre la barre très haut», confie le patron de presse. Sa priorité du moment ? La consolidation du journal, avec le parachèvement des rédactions papier et web.
jeuneafrique.com

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