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Le séminaire de l’Union africaine de radiodiffusion (Uar), ouvert hier et portant sur l’exploitation et la commercialisation des Droits Tv de la Can 2019, a été marqué par la sortie inattendue du Directeur Marketing de la Radiotélévision sénégalaise (Rts), dénonçant un coût exorbitant des Droits Tv de la Can 2019. Avant d’être vite recadré.

«L’année dernière, nous avons acheté les Droits de la Can à hauteur de 1 300 000 euros. Nous avons mandaté l’Uar pour faire face à Lagardère, mais aujourd’hui, le constat est que les prix ont flambé. On n’est pas satisfait en tant que membre. Les prix ont explosé. On regrette Lagardère. On nous a demandé de passer par un appel d’offres local. 1 300 000 à 1 500 000 euros, malgré nous.» C’est par ces propos que le Directeur Marketing de la Radiotélévision sénégalaise (Rts) a dégainé. Avant d’ajouter : «Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est un conflit d’intérêts. On pense que l’Uar défend les intérêts de la Caf et des membres. Et le Sénégal ne manquera pas de poser le problème au niveau du Conseil exécutif.»
Une sortie très mal appréciée par le Directeur général de l’Uar qui souligne d’abord que «l’appel d’offres n’est pas une décision de l’Uar, mais de la Caf». Et M. Grégoire Ndjaka de souligner les nombreux efforts déployés afin de permettre à certains pays, suivant certaines considérations, de disposer des Droits. «Je vous apprends que des pays vont payer 10 000 euros. Vous avez proposé 1 550 000 euros et l’Uar vous a enlevé 50 000 euros. Alors, je ne comprends pas que vous veniez ici pour parler d’augmentation.»

«Les prix ont augmenté parce que nous avons changé le format de la Can»
Sur la même question, le représentant de la Caf, Abdel Bah, a reconnu une augmentation certes des prix, mais relative aux nombreux changements opérés par rapport à la dernière édition. «Les prix ont augmenté parce que nous avons changé le format de la Can. Nous avons basculé en été. Cela devait nous permettre d’avoir la meilleure audience. Ensuite de passer à 24 équipes pour permettre aux chaines de télé d’avoir plus de matchs», souligne-t-il. D’ailleurs, ajoute-t-il, «on est allé voir d’anciens partenaires pour renégocier après ce changement».
Dans l’optique de répondre aux attentes des membres afin de réduire les Droits Tv des compétitions africaines, le Dg de l’Uar promet un changement dès la prochaine édition. «C’est la dernière fois que les choses se passent comme ça. Les prix doivent être plus abordables. En un mois et demi, on n’avait pas le temps pour tout mettre en place. On a commencé à travailler pour 2021. Il y a l’aspect Radio qu’il faudra prendre en compte à l’avenir», a-t-il promis.
Pour revenir au séminaire, il concerne une vingtaine de participants venant de 18 pays. Une occasion pour ces derniers d’être édifiés sur l’exploitation et la commercialisation des Droits de la Can 2019 avec les éclairages d’experts juridiques, à l’image de Yasmine Arkoub. On peut citer le cas sur les contrats de Droits médias des compétitions de la Caf.
Sur le plan de la régulation, le Dg de l’Uar a tenu à rassurer sur la protection du signal, en citant le cas du Sénégal avec l’appui du Cnra. Les mêmes dispositions seront prises dans chaque pays détenteur des droits, a-t-il précisé.
Il a été aussi beaucoup question au cours de cette rencontre, de l’espace publicitaire accordé à la Caf, mais surtout à l’Uar. Sur ce chapitre, le Dg de l’Uar dira qu’il est normal et nécessaire pour l’Union de trouver les ressources pour son fonctionnement.
wdiallo@lequotidien.sn

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