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Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication dénonce une parodie de liquidation du Groupe Com 7 de la part de Bara Tall. Il annonce qu’avec le collectif des travailleurs du groupe, ils vont porter plainte pour manquements et violations de la loi. Ces accusations sont niées en bloc par le porte-parole des travailleurs de Vox Populi mis en place récemment par l’homme d’affaires en estimant que les négociations menées avec M. Tall visaient un objectif de sauvetage réaliste.

La polémique sur la liquidation du groupe Com 7 continue d’alimenter les médias. Le Syndicat des professionnels de l’infor­ma­tion et de la communication  (Syn­pics) estime qu’il y a «une mascarade qui se joue aujourd’hui dans ce groupe déclaré en liquidation sans aucune décision de justice, donc sans liquidateur». Selon Ibra­hima Ndiaye,   Bara Tall, l’ac­tion­­naire majoritaire a voulu par cette «parodie de liquidation échappe au paiement de salaires à l’endroit des travailleurs à qui il avait promis de payer jusqu’au dernier centime.» Ainsi, dénonce-t-il, «les faits de haute trahison se résument en cette décision de vouloir mettre la clé sous le paillasson et de vouloir toujours disposer par un journal, Vox Populi, aux allures d’une imposture d’un moyen de pression pour protéger ses intérêts.»
Dans un communiqué, le Synpics, relate que Bara Tall vient d’infliger une injustice à des Sénégalais qui non seulement, «ont attendu 36 mois de salaire, soit trois années, mais finissent par être purement et simplement licenciés.En procédant à une parodie de liquidation, M. Tall viole les lois de ce pays. » Il interpelle ainsi les autorités, le monde judiciaire notamment, sur cette «forfaiture posée par un homme qui avait fini de prendre l’Etat en otage dans la dite affaire des chantiers de Thiès.» Le Collectif des employés du groupe Com 7, encadré et soutenu par le Synpics, «va porter plainte pour manquements et violations de la loi. Nous demandons aussi à l’Etat du Sénégal d’aller plus loin que la simple nomination de quelqu’un qui fera le point sur la liquidation des entreprises en difficulté».

Les travailleurs du Groupe Com 7 nient
Les travailleurs du Groupe Com 7  n’ont pas tardé à réagir suite à la déclaration du Synpics. Si l’on se fie aux propos de leur porte-parole,  Pape Diouf, la situation financière de ce groupe de presse était devenue intenable et ingérable. D’ailleurs de nombreux travailleurs licenciés, institutions ou sociétés l’avaient assigné en liquidation pour rentrer dans leurs fonds. « Bara Tall a été le seul interlocuteur et soutien du personnel même si c’est l’entreprise qu’il ne gérait pas qui devait exclusivement des salaires à ses travailleurs. Face aux difficultés sans précédant que vivait le groupe, il a été finalement retenu l’option de la liquidation judiciaire du groupe», lit-on dans un communiqué. «Un liquidateur désigné a en charge de conduire le processus jusqu’au paiement des droits des salariés dans le cadre de cette liquidation. Il s’agit de Me Isma Dadis Sagna nommé par le tribunal et qui a fait toutes ses procédures légales», indique M. Diouf. Seulement, révèle-t-on,  pour atténuer le choc de cette mesure, Bara Tall a pris sur lui, comme il en avait d’ailleurs fait la promesse aux employés du Groupe le 14 mai 2013, de dégager une enveloppe de sa poche, l’équivalent de 8 mois de salaire, pour aider personnellement, hors cadre de la société, les travailleurs qui sont restés dignes dans l’épreuve jusqu’au bout. «Il a aussi tenu sa promesse d’aider les travailleurs à poursuivre leur passion en investissant dans la société Link Media Sarl, la dotant d’un capital», poursuit-il. Il ajoute : «Les négociations menées avec Bara Tall visaient donc un objectif de sauvetage réaliste. Au total, 50 agents ont été repris. Seuls une quinzaine parmi ceux qui étaient en activité ne sont pas des équipes qui poursuivent leur idéal commun de rester ensemble dans une autre structure.»
Stagiaire

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