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Après quelques années de présence, les rédactions en langues locales de Radio France internationale (Rfi) vont monter en puissance. Dans le cadre du projet «Afri’kibaaru», Rfi et ses partenaires vont proposer une offre éditoriale enrichie en mandenkan (mandingue), fulfulde (peul) et haoussa à 130 millions de locuteurs potentiels, principalement au Burkina Faso, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun.

Radio France international (Rfi) va renforcer sa présence dans la région du Grand Sahel. Dans le cadre du projet «Afri’kibaaru», le groupe France Médias Monde et Cfi mettent en œuvre un projet ambitieux, financé par l’Agence française de développement (Afd). Le média français informe que ce projet propose une offre éditoriale enrichie en mandenkan (mandingue), fulfulde (peul) et haoussa à 130 millions de locuteurs potentiels, principalement au Burkina Faso, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun. «Afri’kibaaru» qui signifie information dans les langues locales va se traduire par une présence plus forte du média français. «L’offre de programmes de Rfi en langues africaines va monter en puissance à travers le renfort des équipes plurinationales africaines composant ses rédactions basées à Dakar (Sénégal) et à Lagos (Nigeria)», annonce la radio dans un communiqué de presse. Le document renseigne que les équipes qui composeront ce programme vont s’appuyer sur un réseau de correspondants locaux dans toute la région, tout en bénéficiant de la richesse éditoriale de Rfi en français et dans ses autres langues.
Le projet est financé à hauteur de 15 millions d’euros, soit un peu plus de 9 milliards de francs Cfa (dont 11,5 millions d’euros pour le développement éditorial porté par France Médias Monde et 3,5 millions d’euros dédiés au renforcement des capacités par Cfi), au titre de l’aide publique au développement pour une durée de trois ans et demi (42 mois). «A Dakar, une rédaction en fulfulde sera créée pour proposer quotidiennement deux heures de programme dans cette langue, en complément des magazines hebdomadaires existants, tandis que l’équipe en mandenkan va doubler sa production existante depuis 2015 en passant à deux heures par jour, 7j/7. A Lagos, la rédaction en haoussa étoffera également sa production quotidienne à travers un nouveau magazine traitant de l’égalité femmes-hommes, inclus dans une session d’actualité de 30 minutes». Ainsi, indique la radio, une trentaine de journalistes et techniciens africains seront ainsi recrutés et formés par Rfi à la production et à la diffusion d’informations et de magazines traitant notamment de sujets tels que le climat, le genre, la santé, ou encore l’éducation. «Cette offre renforcée d’information sera constituée en mandenkan et fulfulde de journaux traitant de l’actualité régionale, africaine et internationale, et de magazines thématiques liés aux enjeux du développement durable. (…) Ces programmes seront complétés par des contenus numériques innovants dans les trois langues, favorisant la liberté d’expression, le débat public et le dialogue entre les cultures».

Renforcement de capacités
Pour compléter le projet, Rfi et ses partenaires annoncent que Cfi mettra en œuvre un important volet consacré à la formation pour renforcer les compétences des médias locaux dans le domaine de l’information et la sensibilisation des publics aux problématiques et solutions de développement durable, prioritairement au Burkina Faso, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et au Tchad. «48 médias, ainsi que des leaders d’opinion et des membres d’organisations de la société civile bénéficieront d’un accompagnement pendant la durée du projet à la production et à la diffusion de contenus liés au développement durable, en français et dans plusieurs langues sahéliennes», indique-t-on.

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