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Les docteurs vétérinaires, regroupés au sein d’un Ordre, déplorent l’organisation actuelle de la vente du médicament vétérinaire au Sénégal. Regroupés à leur siège à Hann hier, ils ont appelé à un assainissement de la distribution dudit médicament.

Malgré une législation en la matière depuis plus d’une décennie, l’organisation de la vente du médicament vétérinaire sur le terrain échappe à tout contrôle. C’est la conviction de Dr Imam Thiam, président de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal (Odvs). Les acteurs du médicament vétérinaire et les membres de l’Odvs s’étaient donné rendez-vous mercredi au siège de ladite institution à Hann pour débattre du sujet. «La portée de cette rencontre c’est de réunir la famille vétérinaire et les acteurs du médicament vétérinaire du Sénégal pour voir les voies et moyens pour parvenir à un assainissement de la distribution du médicament», a soutenu M. Thiam, faisant savoir que la distribution n’est pas bien régulée. «Aujourd’hui au Sénégal, tout le monde a accès au médicament vétérinaire. Que ce soient les éleveurs ou des vendeurs sur un circuit que je pourrais appeler même un marché noir. Ils ont tous accès au médicament et ils peuvent le distribuer d’une façon pas correcte. Il s’agit aujourd’hui de protéger le médicament», a-t-il ainsi souligné. «Nous avons l’armature juridique au plan national mais nous avons aussi l’Uemoa. Il y a la loi 2008 qui est là (…)  aujourd’hui je pense que c’est le moment qu’on s’arrête et commence un travail véritablement propre», a avisé Dr Imam Thiam.
Il a formulé dans la lancée deux recommandations qui pourraient être un bon départ dans ce combat. «Les recommandations que nous allons faire c’est une distribution aux ayants droit, c’est-à-dire aux docteurs vétérinaires mais  également que le médicament puisse être prescrit et non plus vendu simplement sans ordonnance», a-t-il ainsi exhorté. Même s’il a consenti que «ce qui se passe sur le terrain ce n’est pas trop reluisant», le représentant de la Direction des services vétérinaires du ministère, Dr Seydi, a assuré pour autant une veille de services compé­tents. «De concert avec l’Ordre, on arrive des fois à remettre les gens qui sont à l’écart sur les rails  en appliquant la loi en allant jusqu’au bout, c’est-à-dire la fermeture ou le retrait de l’agrément», a souligné Dr Seydi, par ailleurs chef du bureau de la pharmacie vétérinaire. Il a d’ailleurs tenu à faire la précision sur les autorisations de mise sur le marché (Amm) du médicament vétérinaire. «Au niveau de la santé animale, on a eu l’avantage d’harmoniser la réglementation. C’est-à-dire les autorisations de mise sur le marché se font au niveau communautaire», a-t-il dit, faisant encore savoir que la présence sur le marché de produits sans Amm est due à des «lenteurs dans la délivrance d’autorisation».

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