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Mamadou Gano, maire de Médina Chérif, une commune du département de Kolda, a eu l’honneur de recevoir dans les locaux de l’hôtel de ville de la commune de hauts responsables nationaux et régionaux de l’Agence américaine d’aide au développement (Usaid/Gold), de même que des responsables d’Ong et programmes tels que World vision, Enda-Ecopop, l’Union des radios associatives et communautaire (Urac), la Fédération des associations féminines du Sénégal (Fafs), Afrique enjeux. L’objectif de cette visite est «d’informer la commune sur le démarrage du programme Gold, financé par l’Usaid et qui a commencé en septembre 2016 pour prendre fin en octobre 2021, soit 5 ans», a noté Abdou Sène, coordonnateur technique du programme. Il poursuit : «Ce programme qui sera dans les régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda va intervenir dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité alimentaire et l’assainissement et l’eau va intéresser 50 communes.» Il s’agira pour l’Usaid/Gold et ses partenaires d’aider les collectivités territoriales partenaires à mieux gérer les compétences générales et les celles transférées avec une forte participation des populations à les accompagner dans le renforcement de capacités pour la mobilisation des ressources propres, la prise en charge des préoccupations réelles des citoyens, la promotion, l’engagement citoyen, la prise en charge des questions de genre et l’aide à une meilleure visibilité et sensibilisation par la communication.
Chacun des Ong et programmes membres du consortium va s’occuper d’un aspect des missions précitées. Et comme l’Usaid/Gold va travailler avec de nouveaux outils de bonne gouvernance des interventions, le projet a jugé nécessaire de tester ceux-ci pour voir comment les étendre et les proposer aux programmes qui existent pour une harmonisation des interventions et éviter les doublons et télescopages. Ainsi, dans sa phase pilote, 2 communes ont été choisies dans la région de Kolda : Médina Chérif et Bagadadji. Un choix qui a eu le don de fouetter l’orgueil du maire Mamadou Gano qui,  déjà, jubile : «C’est un honneur pour le Conseil municipal que je dirige qu’une petite commune comme la nôtre puisse attirer autant l’attention de si grands bailleurs. Nos performances sont flatteuses. Par exemple, le budget participatif que nous avons exécuté nous a permis de recouvrer un montant de 4 millions de francs en impôts en 2016 contre 300 mille francs en 2015. Cela, parce qu’on a mis le tout sur la place publique avec des fora pour sensibiliser, définir les priorités, mais aussi rendre compte de l’utilisation des ressources. Ce qui est intéressant dans ce projet, c’est qu’en plus de faire le focus sur la gouvernance, il va aider à l’harmonisation des interventions et va même se poser en porte d’entrée des projets et programmes dans la commune.»
akamara@lequotidien.sn

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