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Imam Massamba Diop, président de l’Ong Jamra, s’est rendu, la veille de la fête de Korité, au chevet des ex-agents de la Sias et de Ama-Sénégal, qui observent depuis deux semaines, une grève de la faim dans leur local sis à Médina Gounass.
Le président de L’Ong Jamra a pu constater que 7 grévistes de la faim (des femmes et des hommes) ont été évacués d’urgence à l’hôpital. Ce dernier les a suppliés de renoncer à cette diète avant de leur donner l’assurance d’entrer en contact avec le Premier ministre pour régler leur problème qui perdure de­puis du temps de l’ancien régime.
Ces ex-agents de la Sias et de Ama-Sénégal réclament 2 milliards de francs Cfa à l’Etat du Sénégal. A ce propos, l’Ong Jamra était intervenue l’année dernière,  et les grévistes avaient pu obtenir la somme de 230 millions de francs Cfa pour 1 779 travailleurs. Mais ce ne sera que peine perdue à l’époque pour Imam Massamba Diop qui avait vu les grévistes rejeter sa demande d’arrêter leur diète. Par la voie de leur porte-parole, Diamé Samb, ils soutenaient à l’attention de leur facilitateur : «Nous regrettons de ne pouvoir arrêter la grève, sauf si le gouvernement remet une somme d’argent qui pourrait nous convaincre d’arrêter la diète. Parce qu’à chaque fois qu’on observe une grève de la faim, des bonnes volontés comme vous viennent nous demander d’arrêter, avant de prendre les choses en main, mais en vain. Rien n’est réglé jusqu’à présent. Nous avons constaté qu’il y a une mauvaise volonté de la part de l’Etat qui ne veut pas régler en définitive cette affaire qui dure depuis des années.»
Mais imam Massamba va recadrer Diamé Samb en déclarant : «Il ne faut pas oublier que la dernière fois que Jamra est intervenue, il y avait eu une petite amélioration. Il faut le dire, parce que grâce a notre intervention, la somme de 230 millions a été dégagée. Certes, c’est une goutte d’eau dans un tas de problèmes. Mais il faut renoncer à votre grève, et à partir de ce moment, nous allons intervenir auprès du Pm et du chef de l’Etat. Mais vu que les conditions dans lesquelles vous êtes, la situation est grave. Et vous laisser mourir ici ce n’est pas noble pour un frère musulman. Mais j’ai pris acte. Cela ne va pas aussi nous empêcher d’intervenir auprès de qui de droit pour que cette situation puisse être réglée.»
latifmansaray@lequotidien.sn

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