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La ville de Nantes, dont le passé esclavagiste est bien connu, s’engage dans une nouvelle page de son histoire. Sur recommandation du conseiller municipal du groupe Ecologiste et citoyen Alassane Guissé, le maire de la ville Johanna Rolland et son Conseil municipal ont décidé de donner le nom de Joseph Ndiaye à une rue d’un quartier symbolique de la cité. Cette action rend hommage à l’ancien conservateur de la Maison des esclaves de Gorée. L’édile de cette île s’en réjouit d’ailleurs. Dans une note de félicitation adressée au con­seiller Guissé, Augustin Senghor dit avoir salué «un geste de haute portée symbolique visant à perpétuer la mémoire de cet illustre combattant de la cause des esclaves noirs et qui a grandement contribué à faire déclarer la traite négrière comme crime contre l’humanité». La Ville de Nantes est une de ces cités françaises qui ont servi de point de départ aux bateaux négriers aux côtés d’autres cités telles que celles du Havre, de La Rochelle, de Bordeaux ou de Saint-Malo. Au moins, 4 000 expéditions né­grières à destination des Amé­riques et de l’Océan indien ont permis à la ville de transporter près de 600 mille esclaves. C’est ce passé qui est mis en avant par la Ville de Nantes.

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